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NEWS:
Assemblée générale le 31
janvier 2010 à 10H30
à bientôt

Vous avez dit emballages ?
vendredi 18.12.2009, 05:03
- La Voix du Nord
Sommet de Copenhague oblige, parlons déchets.
Hier - peu de temps pour déjeuner - petit détour, donc, vers une
enseigne de restauration rapide à Hazebrouck. « Oui, c'est pour
emporter. » Les six euros encaissés, direction la voiture (pas
écolo, d'accord : je plaide coupable). Bilan des courses : un
sachet pour les frites, une boîte pour le sandwich, un paquet
pour le tout et, cerise sur le gâteau, un carton pour caler la
bouteille d'eau (hermétiquement fermée par un bouchon). Déjà que
vous culpabilisez pour votre silhouette... Après, on peut aussi
jouer les « optimistes » en se disant que, d'ici quelques mois
- ou peut-être un peu plus -, Flamoval ne fera de tout ça qu'une
seule bouchée... t A. V.• AUJOURD'HUI
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Philippe Richard rappelle que la lutte continue contre
l'implantation de Flamoval
jeudi 17.12.2009, 05:04
- La Voix du Nord
Philippe Richard poursuit le travail
pour stopper Flamoval.
| INCINÉRATEUR |
Plus d'une semaine après que le juge des
référés a rejeté la demande de l'APSH ...
et de Bonduelle de suspendre les travaux de construction de
l'incinérateur Flamoval, à Arques, Philippe Richard, leader
de l'association des médecins, fait le point. Histoire
d'occuper le terrain, alors que le syndicat mixte Flandre
Morinie se réunissait hier, notamment pour évoquer ces
fameux travaux.

« Notre action continue », c'est le message que veut
faire passer le docteur Richard. « Ce qui se passe, c'est
comme pour un citoyen qui veut construire une maison dans
laquelle on ne sait pas s'il va pouvoir vivre. » Une
métaphore pour dire, une fois de plus, que tant que le
tribunal administratif ne s'est pas prononcé sur les recours
sur le fond, mieux vaut faire acte de prudence et ne pas
s'engager. C'était, en tout cas, le sens du référé de
suspension déposé par l'association. Avec l'argument des
finances : « En tant que particulier, qui investirait dans
une maison qu'il n'est pas certain d'habiter ? » Mais le
juge des référés a estimé que le caractère d'urgence n'était
pas recevable. « Aujourd'hui, on nous dit que nous
intervenons trop tôt.
j'espère que dans deux ans, il ne sera pas trop tard. »
Mais l'APSH ne désespère pas. « Thierry Willaey a déposé une
recours sur l'autorisation de construction, Bonduelle et
nous, l'APSH, avons chacun déposé un recours sur le fond. »
En outre, Philippe Richard indique que l'association
travaille avec son avocat précisément sur des erreurs
présumées relevées dans l'enquête publique. Le médecin
dénonce un dossier « qui manque de sérieux ». D'ici janvier,
il compte étayer encore plus l'argumentaire, sur le fond,
pour tenter de gagner une des batailles judiciaires entre le
SMFM et les opposants. • GW. L.
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Sur fond d'inquiétude, Bonduelle honore ses médaillés
mardi 15.12.2009, 05:05
- La Voix du Nord
Les dix médaillés « grand or » de l'entrepriseBonduelle
et leur conjoint.
| RACQUINGHEM |
« Le travail permet à chacun de vivre son
présent mais aussi de participer à celui des générations
suivantes. ...
Vous avez su être solidaires, enthousiastes. Vous avez pu
être inquiets mais vous n'avez pas ménagé vos efforts pour
relever les défis, accompagner les innovations et réussir le
pari du changement. Vous êtes la richesse de l'entreprise »,
a remercié Bruno Vandecastele, s'adressant aux employés lors
de la cérémonie de remise des médailles du travail aux
salariés de Bonduelle, vendredi soir.
Mais le sujet du jour, abordé dans la foulée par le
directeur de l'usine de Renescure, fut bien sûr Flamoval,
« Un projet qui fait peser un risque inconsidéré sur la
marque. Devant l'impossibilité de nous faire entendre par
voie normale, Bonduelle a saisi le tribunal administratif
assorti d'une demande en référé. Le juge, qui vient de se
prononcer, a décidé qu'il n'y avait pas urgence. La décision
sur le fond sera prise plus tard et là, nous pensons qu'il y
a clairement de quoi obtenir gain de cause ».
Flamoval est une forte préoccupation mais l'usine a des
raisons de se réjouir. Le nombre d'accident du travail a été
divisé par deux, de nouvelles activités, comme le légume
vapeur, voient le jour. La fermeture d'une usine belge a
profité à Renescure où le groupe a décidé de concentrer la
totalité de l'activité d'enrobage de surgelés. Le directeur
a aussi précisé qu'un tiers des investissements de la
branche conserve serait réalisé sur le site renescurois,
assurant que « L'usine était moderne et conforme ».
Dix médailles grand or, 48 médailles d'or, 7 de vermeil
et 8 d'argent furent ensuite remises tandis que six
retraités étaient honorés.
Médailles grand or à Annie et Joël Blondael, Jean-Luc
Castelain, Christian D'Hamelicourt, Jacky Fontaine, Bernard
Kerckhove, Eliane Priem, Genevienve Talleu, Cécile et
Bernard Tillier. •
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Au sortir de la conférence de Copenhague, un colloque sur
les déchets à Merville le 19
lundi 14.12.2009, 05:02
- La Voix du Nord
Bernard Verdonck, Jacques Parent et
Alain Trédez espèrent un «échange d'informations et
d'opinions».
| ON EN PARLERA |
acques Parent, maire de Merville,
avertit : « Ce ne sera pas une manifestation anti-Flamoval. »
Le colloque, premier du nom à s'intéresser aux déchets ménagers
dans le secteur, ne ressemblera pas davantage à un mini
Copenhague en Flandre, quand bien même les objectifs se
confondent : « Sortir du piège du progrès contraint, décrire des
solutions agréables, voilà l'objectif », expose le consultant
Alain Trédez. ...
Le « colloque d'initiative citoyenne », auquel collaborent
des élus comme Thierry Willaey, Philippe Brouteele,
vice-président du SMICTOM ou Rodolphe Vétu, conseiller
municipal à Nieppe, est bâti pour « mettre en avant
certaines initiatives entre la mise en décharge et
l'incinération des déchets ». Parmi celles-ci, il sera
question d'une ressourcerie en Flandre intérieure, piste
envisagée par Thierry Willaey avec l'aide d'un étudiant,
soutenue par Bernard Verdonck. Le président d'Artois
insertion ressourcerie (AIR) juge « tout à fait viable »
dans un secteur comme la Flandre intérieure : « En Dordogne
par exemple, il en existe une destinée à huit mille
habitants. » La France en compte cinquante-sept, la région,
sept. Le concept traduit une manière de « consommer, de
construire autrement ».
Séduira-t-il les élus de Flandre ? C'est tout l'enjeu du
colloque. Jacques Parent assure que les invitations sont
parties tous azimuts. Maires, communautés de communes,
députés... Car tous en conviennent, le législateur a un rôle
déterminant dans l'acquisition de ces pratiques. Et Philippe
Brouteele de rappeler la nécessité de « faire évoluer les
finances publiques » nécessaires à la mise en place d'une
redevance incitative. « Ce ne sera pas un colloque anti-Flamoval. »
Le colloque donnera-t-il, à la place, lieu à une charge de
la CCFL contre le système du SMICTOM ? Au lendemain d'une
conférence capitale, la paix des braves semble tout
indiquée. • M. L. T.
Colloque « Gérons durablement nos déchets ménagers en
Flandre », samedi de 9 h à 12 h 30, à l'espace
Robert-Hossein à Merville. Ouvert à tous.
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| Quelques images de la manifestation du lundi 7 décembre avec
KLIMATO

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En partenariat avec l'ADEME, la CASO s'engage à réduire la
production de déchets
samedi 12.12.2009, 05:04
- La Voix du Nord
André Bonnier et l'équipe administrative
de la CASO travaillent sur de nouvelles idées pour réduire
la production de déchets.
| ON EN PARLE |
Un partenariat avec l'ADEME et l'État, c'est
la nouvelle étape franchie par la communauté d'agglomération de
Saint-Omer pour réduire ses déchets. Trois territoires dans le
Nord - Pas-de-Calais sont signataires de ce programme de
prévention. Explications avec André Bonnier, membre associé à la
CASO.
PAR GWÉNAËLLE LAVENANT
saintomer@lavoixdunord.fr
1 Pourquoi un partenariat ?
« En contractualisant avec l'ADEME et l'État, on vise à
instaurer sur le territoire un plan local de prévention, qui
a pour but de réduire la production de déchets sur le
territoire de 7 % par an pendant cinq ans », détaille André
Bonnier. Des subventions seront ainsi accordées à la CASO,
qui travaillera avec les cabinets V2R, Oïkéo et Francis
Chalot. Les consultants devraient aider à trouver des
solutions pour alléger les poubelles.
2 Une nouvelle étape La communauté d'agglomération
travaille depuis plusieurs années sur la gestion des
déchets. En 2010, ce sont quelque 6 000 composteurs qui
équiperont les foyers des dix-neuf communes du territoire.
Une redevance spéciale va être mise en place pour ceux qui
produisent beaucoup de déchets « sur le principe du pollueur
payeur ».
La signature de partenariat est présentée comme une
nouvelle étape. « Réduire nos déchets est important. On
aurait moins de problèmes de collecte et de traitement.
C'est un sujet sensible, avec le projet Flamoval. Réduire
les déchets, c'est préserver la planète et cela permet de
consommer autrement. » 3 Changer les habitudes La
CASO tente de sensibiliser les habitants du territoire.
Exemple avec les foyers témoins, qui se prennent au jeu du
tri et de la réflexion dans les rayons des supermarchés.
« Mieux vaut consommer du frais que des produits emballés.
On essaie de faire comprendre que c'est aussi meilleur pour
le porte-monnaie. » André Bonnier poursuit : « On n'en
restera pas là ». Le service des déchets de la CASO a même
décrypté le contenu de poubelles. Il dévoilera en janvier le
détail de son analyse. Mais ses premiers résultats montrent
qu'on estime à 400 tonnes par an et par habitant le poids
des produits jetés encore emballés, périmés ou non... « Ils
ont même trouvé un bloc de foie gras pas ouvert et pas
périmé », raconte André Bonnier. Ne pas gaspiller, c'est
aussi une solution pour alléger nos poubelles. •
Le syndicat mixte d'élimination et de valorisation des
déchets (Douaisis, d'Hénin-Carvin) et le syndicat mixte de
la région de Bapaume participent aussi à ces programmes qui
seront présentés lundi, à la préfecture du Nord.
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Saint-Omer Le recours
d'urgence des opposants à Flamoval a été rejeté
Edition du jeudi 10 décembre 2009, 15:38
Cliquez sur l'image pouravoir accès aux interviews |
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Philippe Richard, président de l'Association pour la
Protection des Habitants de la région de Saint-Omer
(Ph. K. Delplace - Delta FM) |
L'Association pour la Protection de la Santé des Habitants
de la région de Saint-Omer et la société Bonduelle avaient
déposé une requête pour arrêter le chantier. Le tribunal
administratif continue à étudier le fond du dossier. Mais
pour le juge, il n'y a aucune urgence et il n'est pas
nécessaire d'interrompre les travaux en attendant la
décision finale.
Le projet Flamoval se poursuit donc, à la grande
satisfaction de Joël Duquenoy, président du Syndicat Mixte
Flandres Morinie : Pour les opposants à Flamoval, cette
décision du juge risque d'amener à un énorme gâchis.
Philippe Richard, président de l'Association pour la
Protection des Habitants de la région de Saint-Omer :
D'autres recours ont été déposés, les opposants au projet
Flamoval ne désespèrent pas d'avoir gain de cause…
Karine DELPLACE |
Incinérateur Flamoval : pas de suspension des travaux malgré
les demandes des opposants
jeudi 10.12.2009, 05:05
- La Voix du Nord
Les travaux ont commencé en octobre sur
la Porte multimodale de l'Aa.Et pour l'instant, pas de
raison que cela s'arrête.
| ON EN PARLE |
Le tribunal administratif a rendu son
délibéré. Le juge des référés a rejeté la demande de
l'association pour la protection de la santé des habitants de la
région de Saint-Omer (APSH) et celle de Bonduelle de suspendre
les travaux pour l'implantation de l'incinérateur Flamoval à
Arques (lire notre édition de mardi).
PAR GWÉNAËLLE LAVENANT
saintomer@lavoixdunord.fr
L'avocat de l'APSH ne se disait pas confiant. Il avait
raison. Le juge des référés a décidé de rejeter les deux
requêtes, présentées indépendamment mais audiencées le même
jour, le 27 novembre, au tribunal administratif de Lille.
Les parties ont été informées de la décision mardi. Et parmi
les arguments figurant dans l'ordonnance, le juge des
référés considère « que si les travaux de construction des
bâtiments et équipements nécessaires au fonctionnement de
l'installation ont commencé au cours du mois d'octobre, il
résulte de l'instruction que, compte tenu de leur durée,
évaluée à 24 mois, la mise en service de l'installation dont
l'autorisation est contestée n'aura pas lieu avant le mois
d'octobre 2011.
» En clair, et c'est ce qu'expliquait Joël Duquenoy lors
d'une conférence de presse, hier, « L'incinérateur ne sera
pas exploité avant 2011, ce qui laisse le temps au tribunal
de se prononcer sur cette question. » Autre point retenu et
analysé par le juge : « L'intérêt public qui s'attache à la
préservation des finances publiques, et le souci de prévenir
la construction d'un ouvrage public dont l'autorisation
d'exploitation est susceptible d'être annulée, ne peuvent
être utilement invoqués pour justifier l'urgence à suspendre
l'exécution de l'autorisation d'exploitation. » C'était
pourtant l'une des inquiétudes de l'APSH : « On souhaitait
avant tout bloquer les travaux pour épargner les
fondspublics », justifiait encore hier le docteur Philippe
Richard. Et ce en attendant les délibérés des autres recours
dont celui déposé par Thierry Willaey et celui déposé par l'APSH.
« C'est un gâchis » réagissait hier l'opposant, qui a bien
compris que sur cette demande de suspension, l'argument
financier ne pouvait peser dans la balance pour justifier un
arrêt urgent des travaux. « Hélas », répète-t-il.
L'association tiendra une conférence de presse mardi, pour
développer ses arguments et faire le point sur les recours.
Pendant ce temps, « La construction continue », dit Joël
Duquenoy. Rappelant que « depuis mon élection au syndicat
mixte Flandre Morinie (il succède à André Bonnier, qui a
démissionné, NDLR), je n'ai reçu aucune demande de
rendez-vous des opposants.
» Mais pas de triomphalisme pour l'élu qui insiste sur
le fait que le juge des référés ne s'est pas prononcé sur le
fond.
La prochaine réunion du syndicat mixte Flandre Morinie
devrait se tenir mercredi. •
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L'association des médecins poursuit son action auprès du
tribunal
mercredi 09.12.2009, 05:03
- La Voix du Nord
Si le docteur Richard (en rouge) était
absent de la manifestation avant-hier, son combat se
poursuit au tribunal administratif.
| FLAMOVAL |
Si l'Association pour la protection de la
santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH),
a rallié la manifestation anti-Flamoval, avant-hier, elle
continue à travailler pour que l'incinérateur ne soit pas
construit. C'est ce qu'annonce le docteur Philippe Richard,
leader des médecins opposants au projet, absent du
« tintamarre », avant-hier, pour des raisons
professionnelles. Il confirmait cependant, dans la matinée,
qu'après un recours sur le fond déposé un juillet, un référé
de suspension a été demandé. Une audience s'est tenue le 27
novembre, au tribunal administratif de Lille.

L'association, représentée par Me Paul-Guillaume Balay,
attend encore la décision du juge des référés. « Le recours
déposé contre l'autorisation d'exploiter donnée par le
préfet n'est pas suspensif. C'est pour cela qu'une deuxième
procédure a été engagée auprès du juge de référés. Elle vise
à suspendre l'avancée du projet en attendant la décision
concernant le fond. » L'avocat précise qu'un autre référé,
indépendant de celui déposé par l'APSH avait été déposé sur
le même dossier « par Bonduelle ». Les deux ont été
audiencés le même après-midi. « C'était une longue audience.
Nous-même avions une requête de soixante-dix pages. C'est
justifié par la complexité du dossier. C'est pour cela que
le délibéré tarde à être rendu. » L'avocat ne le cache pas :
« Nous ne sommes pas très confiants. Mais vu le temps que
peut prendre la construction, on peut espérer que le recours
sur le fond soit concluant. » Il faut, la plupart du temps,
plusieurs mois pour instruire ce type de dossier. Et le
docteur Richard est clair : « Si le référé de suspension
n'est pas retenu, on peut en déposer d'autres, ce n'est pas
limité. Et nous continuerons à agir sur le fond. Mais là, il
y a urgence à stopper les travaux. Notamment parce qu'on
engage de l'argent public. » • GW.
L.
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à Arques, Klimato
ferraille contre Incinérator
Créé le 08.12.09 à 04h05
Mis à jour le 08.12.09 à
04h05 |
Près de 400 personnes ont manifesté, hier, avec le
géant en carton Klimato, devant la mairie d'Arques
contre l'incinérateur Flamoval./ C. DHALLUIN / 20
MINUTES
Un incinérateur qui fait peur. Les opposants au projet
Flamoval, qui doit voir le jour à Arques d'ici à 2012,
ont reçu, hier, le soutien d'un personnage singulier :
Klimato. Ce géant de carton, fabriqué en septembre à
Tourcoing, est chargé de porter la bonne parole sur
l'environnement (lire encadré).
« L'entêtement des élus et du préfet sur Flamoval est
ridicule. Cette solution pour traiter les déchets est
d'un autre âge », estimait la sénatrice (Verts)
Marie-Christine Blandin, une des 400 manifestants réunis
hier devant la mairie d'Arques. L'implantation de cet
incinérateur, aussi nouvelle génération soit-il, est
loin de faire l'unanimité, comme en témoignait la
présence d'une dizaine de maires des communes voisines.
L'usine agroalimentaire Bonduelle, installée à Renescure,
à 5 km d'Arques, menace toujours de fermer ses portes au
moindre problème. « Pas question de baisser les bras »,
confirme le maire de Renescure, Jean-Pierre Decool. Un
recours contre le projet a été déposé, la semaine
dernière, au tribunal administratif. W
Gilles Durand

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Voix du Nord > vendredi 04.12.2009 > Actualité Saint Omer
Bonduelle au coeur du rassemblement anti-Flamoval, lundi

Secrétaire du comité d'établissement de Bonduelle, Joël Jourdain
appelle à la mobilisation, lundi.
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INCINERATEUR |
Lors de la manifestation du 18 juillet, les opposants à Flamoval
avaient annoncé qu'une nouvelle opération suivrait. Ils
descendront de nouveau dans la rue lundi. Parmi les initiateurs
de ce rassemblement, les salariés de Bonduelle qui craignent
pour leurs emplois.
PAR AMÉLIE VERMEULEN
hazebrouck@lavoixdunord.fr
Plus de trente années de boîte. Joël Jourdain, secrétaire du
comité d'établissement de Bonduelle, à Renescure, est dans
l'entreprise le 2 juillet 1973. Il fait partie du « gros des
troupes, arrivé dans les années soixante-dix ». Ces salariés
qui, aujourd'hui, ont une quarantaine voire une cinquantaine
d'années et qui, en cas de coup dur, auraient sans doute
quelques difficultés à reprendre pied. Alors oui, l'incinérateur
Flamoval, il le considère comme une vraie menace. « Le site de
Renescure, ce sont 800 personnes en période de campagne,
rappelle-t-il. Sans oublier tous ceux qui travaillent autour,
les agriculteurs, les transporteurs... » La santé,
l'environnement, Joël Jourdain y pense. Mais « la priorité des
priorités, ce sont nos emplois ». « On craint pour notre usine,
mais aussi pour
la marque Bonduelle, qui pourrait être
incriminée au point de vue national. » Des inquiétudes qui se
sont accentuées avec l'arrivée des premières pelles mécaniques
sur le chantier de Flamoval, à Arques.
Trop tard ? « Il y a toujours un espoir. »
D'autant que, convient le syndicaliste, « nous sommes restés les
bras croisés pendant quelques mois, voire quelques années. A ce
moment-là, nous avions confiance en nos politiques. Aujourd'hui,
on voit bien qu'ils se désintéressent des emplois que nous avons
dans la
région. Ils n'hésitent pas à mettre en péril
des familles entières. » Lundi, Joël Jourdain sera logiquement à
Renescure, puis à Arques pour dire « non » à Flamoval. Lors de
la dernière démonstration de force, le 18 juillet, l'appel des
salariés de Bonduelle avait été entendu par plus d'un millier de
personnes. Le secrétaire du CE compte, cette fois encore, sur
ses collègues, pour faire barrage. Et lance un appel plus
général « à toutes les personnes qui sont contre l'incinérateur
Flamoval ».
Pendant que certains mènent contre Flamoval un combat judiciaire
- « trop cher pour nous », selon le syndicaliste -, Joël
Jourdain et ses collègues ont choisi la voie de
la mobilisation. Persuadés que les actions
répétées peuvent apporter leurs fruits. •
La Voix du Nord > vendredi 04.12.2009 > Actualité Hazebrouck
Sous
la conduite du géant Klimato
À Renescure d'abord, à 13 h 30, à Arques ensuite, à 14 h 30, les
opposants se rassembleront pour dire « non » à l'incinérateur
Flamoval. La manifestation est organisée par le collectif
Klimato, créé à l'approche du sommet de Copenhague, pour alerter
sur le problème du réchauffement climatique.
Un collectif impulsé par Hélène Flautre (députée européenne
Europe Écologie), qui regroupe des élus, des militants
associatifs, des agriculteurs, des « indépendants », et dont
fait aussi partie Thierry Willaey, élu vert hazebrouckois. « On
avait, la dernière fois, annoncé une nouvelle manifestation
qu'on envisageait plutôt en début d'année, rappelle-t-il. Mais,
avec le collectif, l'occasion s'est présentée un peu plus tôt
que prévu. » Les opposants à l'incinérateur, qui semblent aimer
les symboles forts, ne prévoient pas de planter un ginkgo biloba,
baptisé « arbre de la résistance », comme ils l'avaient fait
lors d'une dernière mobilisation, le 3 octobre, sur le site de
Flamoval.
Cette fois, ils voient plus grand. Ils viendront donc
accompagnés de Klimato, le géant créé en même temps que le
collectif. Un grand bonhomme de deux mois né à Roubaix,
représentant un coulonneux, qu'ils feront baptiser lundi, à 13 h
30, par Jean-Pierre Decool, maire de Renescure. Et qui ira
ensuite, devant ses fenêtres majorales, saluer Joël Duquenoy,
maire d'Arques et président du syndicat mixte Flandre-Morinie. «
On n'arrive pas à se faire entendre au sein du syndicat,
explique Thierry Willaey. C'est sans doute que les élus sont un
peu durs de
la feuille... On va donc aller faire du bruit
près de leurs fenêtres. Quelque chose de festif. »
A. V.
Rassemblement lundi, à 13 h 30, à la mairie de Renescure puis à
14 h 30 sur la place d'Arques. |
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ÉCO-TERRE -
Elle se bat contre le futur incinérateur
Flamoval à Arques. Françoise Hostalier, députée du Nord,
estime qu'on n'a pas épuisé toutes les solutions contre
l'incinération. Elle a écrit à Nicolas Sarkozy pour lui
rappeler ses promesses du Grenelle.
En vain, pour le moment.
Après l'émission de dioxines de l'incinérateur
de Dunkerque, vous demandez l'aide de Nicolas Sarkozy
pour remettre à plat le projet d'incinérateur Flamoval.
Et maintenant?
Je suis très en colère. Contre qui?
La planète entière! J'ai envoyé une lettre fin
octobre au président de la République. La réponse qu'on
m'a faite, c'est qu'on va me répondre. Ils vont
transmettre mon courrier à Jean Louis Borloo. Or, si
j'ai écrit au président de la République, c'est que
Borloo ne me répondait pas. Bref, tout ça, ça porte un
nom : ça s'appelle tourner en rond. Trop, c'est trop.
Le patron de la Direction régionale de
l'environnement nous dit qu'il et
qu'il accorde «de l'importance» à la «capacité»
de Flamoval à respecter l'arrêté préfectoral (1). Qu'en
dites vous?
Faut arrêter. A Dunkerque, il
avaient dû dire la même chose. Ce qui est arrivé à
Dunkerque n'est pas anodin. Il y a eu un incident, on
l'a découvert de manière fortuite. Ce n'était pas un
contrôle usuel, mais inopiné. Le reste du temps,
qu'est-ce qui se passe à Dunkerque? On n'en sait rien.
C'est grave. Or l'incinérateur de Dunkerque, c'est un
incinérateur de la dernière génération, comme le futur
Flamoval. Le résultat, c'est que l'entreprise Bonduelle
est vraiment menacée, et avec elle tous les emplois
induits.
Vous défendez les emplois, mais il y a aussi la
santé des riverains.
Oui, et c'est le Pr Richard, président de
l'Association pour la protection de la santé des
habitants de la région de Saint-Omer, qui est légitime
sur ce terrain. Il y a aussi le danger économique, le
risque que Bonduelle soit obligé de fermer pour
maîtriser son image de marque. Il y a en jeu les emplois
chez Bonduelle, et chez tous les agriculteurs qui
travaillent avec Bonduelle. En tant que député, je suis
dans mes compétences. Sur le territoire, on travaille à
la reconversion d'Arc international. Qu'est-ce qu'on va
attirer comme entreprise si on risque des pollutions en
chaîne? Christophe Bonduelle a écrit en 2003 au préfet
de l'époque pour dire que l'incinérateur constituerait
un grave danger, et qu'il l'obligerait à fermer son
usine. Et puis, vu le Grenelle, on n'y croyait plus.
Pour nous, le projet Flamoval, c'était terminé. De fait,
il y a plein d'autres solutions que l'incinération,
comme le traitement à froid par exemple. Or elles n'ont
pas été examinées. Par ailleurs, 30% des déchets sont
verts, et cet incinérateur ne va pas produire d'énergie,
mais en consommer. Il faut mettre tout le dossier à
plat. Le problème, c'est qu'on est face à des gens
autistes.
Que faites vous?
J'ai tapé à toutes les portes possibles et
imaginables, chez Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie
Létard, Jean-Louis Borloo. Lors du vote du budget
chapitre par chapitre, j'ai voté contre le budget de
l'écologie. C'est à main levée, c'est symbolique, mais
ça a fait réagir l'attaché parlementaire de Jean-Louis
Borloo. Il y a le Grenelle 2 qui se prépare. Je dis à
Jean-Louis Borloo «Tu
ne peux pas dire des choses et faire le contraire sur le
terrain». Et puis
cette lettre au président de la République. C'est quand
même fou de devoir le déranger pour un incinérateur au
fin fond de la Flandre!
Que dites vous à Nicolas Sarkozy?
Il s'était engagé pendant le Grenelle, l'incinération
devait être le dernier recours (2). J'attends une
réponse. Je ne lâcherai pas.
Recueilli par Haydée Sabéran
(1) L'arrêté demande au site
une surveillance mensuelle des rejets de dioxines.
(2) «Il
faudra prouver pour tout nouveau projet d'incinérateur
qu'il s'agit bien de l'ultime recours. Il n'y aura plus
d'incinérateur sans contrôle permanent et transparent
des pollutions émises. Il n'y aura plus de projet
d'incinérateur sans que la destruction des déchets ne
serve à produire de l'énergie.»
Ici l'intégralité du discours de discours de Nicolas
Sarkozy, en clôture du Grenelle, le 25 octobre 2007.
Arques par en campagne contre une usine imposée
Flamoval : l'incident de Dunkerque ne changera rien
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Flamoval
Le futur incinérateur fait figure d'exemple pour le CVE
de Dunkerque
Edition du vendredi 20 novembre 2009,
11:39
La commission locale d'information et de surveillance s'est
réunie cette semaine à Dunkerque pour tenter de trouver des
solutions après l'incident du mois de juin au Centre de
Valorisation Energétique. Le taux d'émission de dioxine
avait été contrôlé bien au-dessus des limites autorisées.
Une canalisation, servant de filtre, s'était bouchée. Les
services de l'Etat ont donc décidé de trouver des solutions
pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise. Et parmi
les solutions évoquées : la mise en place de contrôles en
semi–continu, alors qu'actuellement ces contrôles ont lieu
ponctuellement, deux fois par an. Le contrôle en
semi-continu, c'est justement ce qui sera mis en place à
Flamoval. Et pour les autorités, c'est une garantie
supplémentaire. Les explications de Jean-Régis Borius, sous
préfet de Dunkerque :
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Incinérateur : Un à
0 pour Ouest Provence
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5508
10 novembre 2009
Nouveau rebondissement
dans l’affaire de l’incinérateur de Fos
Le droit d’interdire les incinérateurs de déchets sur son
territoire vient d’être reconnu au syndicat d’agglomération
Ouest-Provence, par la cour administrative d’appel de Marseille
La cour administrative d’appel de Marseille vient de trancher et
de reconnaître au syndicat d’agglomération à Ouest-Provence le
droit d’interdire les incinérateurs de déchets sur son
territoire. En effet, la cour a pris acte de la modification du
plan local d’urbanisme visant à interdire l’implantation
d’incinérateurs dans le secteur Caban-sud de la zone
industrialo-portuaire de Fos. Objectif : empêcher
l’implantation du futur incinérateur de la Communauté urbaine de
Marseille (CUM). Dans l’attente plusieurs années puisque la
Préfecture avait obtenu sa suspension en première instance, la
cour d’appel vient de casser ce jugement. Bernard Granié,
président de Ouest-Provence réitère la proposition de traiter
sur le territoire les déchets de Marseille Provence Métropole,
mais sans incinération. Reste à savoir comment la Communauté
Urbaine MPM va gérer cette nouvelle donne.
, Fabienne Berthet |
Flamoval : les Verts appellent à réexaminer le projet
samedi 07.11.2009, 05:03
- La Voix du Nord
| INCINÉRATEUR |
Les Verts continuent de lutter contre le
projet d'incinérateur Flamoval. ...
Le 30 octobre, Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, a
pris sa plume pour adresser sa crainte du projet aux préfets
du Nord et du Pas-de-Calais et à Chantal Jouanno, secrétaire
d'État à l'Écologie. « Je ne doute pas que vous avez pris
votre décision après avoir entendu tous les avis et
j'imagine sans peine les assurances des promoteurs du projet
et les données techniques "rassurantes" qui vous ont été
communiquées : modernité, sécurité, contrôle rigoureux »,
écrit Marie-Christine Blandin au préfet du Pas-de-Calais,
Pierre-Florian de Bousquet. Mais, l'ancienne présidente
Verte de la Région cite aussi le rapport d'inspection des
installations classées qui dresse « un dépassement
significatif » - « 100 % de dépassement des limites
autorisées », précise-t-elle dans son courrier à Chantal
Jouanno -, des concentrations en dioxines et furanes à
proximité du CVE de la communauté urbaine dunkerquoise.
« Tristes circonstances, la Flandre intérieure où vous avez
autorisé l'incinérateur de Flamoval est sous le vent de
celui qui est ici dénoncé.
Or furanes et dioxines, hautement cancérigènes, se
stockent dans les tissus graisseux et les contaminations
sont cumulatives. Dans le monde judiciaire, ce rapport
serait mis au rang des "faits nouveaux" susceptibles de
faire rouvrir le dossier et de changer la décision. Je vous
sollicite, monsieur le préfet, pour que vos services
évaluent à nouveau le risque durable que ferait courir à la
population un incinérateur à Arques. » •
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Françoise Hostalier demande à Nicolas Sarkozy d'intervenir
mardi 03.11.2009, 05:02
- La Voix du Nord
Françoise Hostalier, députée de la XVe circonscription du
Nord.
| FLAMOVAL |Françoise Hostalier vient de
monter d'un cran dans son combat contre le projet Flamoval. ...
Elle demande directement l'intervention de Nicolas Sarkozy
(lire également en pages Région) pour « arrêter ce projet et
procéder à une remise à plat des solutions possibles pour le
traitement des déchets ».
La députée UMP de la XVe circonscription du Nord avait
remis, l'an dernier à Valenciennes, un dossier contre
Flamoval au président de la République. Elle lui récapitule
les actions qu'elle a menées « contre cette construction
inutile, dangereuse, coûteuse, contraire à toute logique et
surtout contraire à l'esprit du Grenelle de
l'environnement ».
Incident à Dunkerque
Françoise Hostalier met dans la balance « 650 emplois
directs qui sont menacés » chez Bonduelle à Renescure,
« sans compter l'emploi de tous les agriculteurs de la
région qui travaillent pour cette usine alimentaire ». Elle
rappelle au président de la République que « dans notre
région, tous les indicateurs en matière de santé sont au
rouge ». Elle s'appuie aussi sur un événement survenu il y a
quelques mois à l'incinérateur de Dunkerque, « mais
apparemment tenu secret », qui n'a été découvert « qu'à
travers un contrôle inopiné » : « Cet incinérateur, très
récent et de la même génération que Flamoval, a rejeté près
de deux fois plus de dioxine que la norme maximale
autorisée », ce qui, pour Françoise Hostalier, « prouve
qu'il n'y a, en fait, aucun suivi sérieux des rejets dans
l'atmosphère ». • C. T.
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