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NEWS:
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Les taux des taxes ne bougent pas sauf pour les ordures
ménagères
dimanche 01.04.2012, 05:34
- La Voix du Nord
| COMMUNAUTÉ DE COMMUNES |
Les élus communautaires étaient plongés dans
les chiffres, jeudi soir à Racquinghem, pour le vote des budgets
primitifs. ...
Clin d'oeil de l'histoire, c'est dans la commune où il
réside que Michel Miaux, directeur général des services, a
assisté à son dernier conseil de la communauté de communes
du pays d'Aire-sur-la-Lys. « Le trajet de retour après la
réunion ne sera pas trop long », a souri Jean-Claude Dissaux.

Daniel Marquant s'est lancé dans un marathon de chiffres
avec, dans un premier temps, l'adoption des comptes
administratifs : budget général, parc d'activités de
Saint-Martin, SPANC (service public de l'assainissement non
collectif) et hôtel d'entreprises de Wittes. Ces quatre
points ont vu ensuite leur budget primitif adopté. « Comme
dit lors du débat d'orientation budgétaire, nous voulons une
maîtrise des coûts. Il n'y aura pas d'augmentation de la
fiscalité. Mais nous ne renoncerons pas à une politique
d'investissement », insiste le président de la communauté de
communes du pays d'Aire (CCPA) qui pense notamment à la
salle communale de Quiestède, à la maison des services et la
halte-garderie (Roulboutchou) de Roquetoire.
Jean-Claude Dissaux parle aussi de la zone d'activités du
parc de Saint-Martin où l'entreprise Jeff va bientôt
s'implanter. « D'autres semblent intéressés. Ça met parfois
du temps mais c'est important pour la région », ajoutant que
c'est quelquefois coûteux au départ. Le montant des fouilles
archéologiques atteint 1,46 million d'euros.
Si le taux des taxes n'augmente pas (la part qui revient
à l'intercommunalité), celui des ordures ménagères
enregistre une hausse de 7 %. En raison des coûts
d'élimination des ordures ménagères qui ne vont pas en
baissant.
Hervé Faucon note, en réponse à une question, que
Flamoval devrait entrer en activité en mai. Il ajoute que,
d'après les éléments dont il dispose, les intercommunalités
regroupées dans le syndicat mixte Flandres Morinie
produisent plus de 92 500 tonnes de déchets non recyclables
par an. Ce tonnage est celui de référence pour le
fonctionnement optimal de l'incinérateur Flamoval. Ce qui
fait qu'il faudra encore traiter de manière classique
certains déchets, remarque Hervé Faucon.
C'est actuellement l'Établissement public foncier (EPF)
qui est propriétaire de l'hôtel d'entreprises, à Wittes. La
société qui l'exploitait a déposé le bilan. Les élus vont
réfléchir à un transfert de propriété à la CCPA.
Autre sujet qui reviendra prochainement devant les élus :
l'adaptation de l'Aréa à la numérisation pour la projection
des films. Cette technique va progressivement se généraliser
à tous les cinémas. Avant de s'engager dans cette voie, la
CCPA va se renseigner pour voir quelles subventions elle
pourrait obtenir. Ce qui passera notamment par l'adhésion de
la CCPA à l'association Cinemascop où siégera Jean-Claude
Dissaux. •
JEAN-MARC SZUBA
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Les projets de développement de Baudelet soumis à enquête
publique
mercredi 21.03.2012,
05:16
Olivier
Ramackers et Caroline Poissonnier dressent le portrait de la
société dans l'avenir.
Une enquête publique concernant le centre de
valorisation de déchets de Baudelet Environnement est ouverte
depuis hier à Blaringhem, Boëseghem et Wittes. Les habitants
peuvent s'exprimer sur les axes de développement de la société
blaringhémoise, qui se projette jusqu'en 2048.
Le projet G3, comme « troisième génération » de la famille
Baudelet-Poissonnier, est soumis à enquête publique durant un
mois. Le fil conducteur du programme qui dessine le visage de
Baudelet Environnement pour les prochaines décennies est de
« développer la part valorisation de la société et diminuer la
part enfouissement », résument Olivier Ramackers, directeur
général adjoint du site, et Caroline Poissonnier, chargée de la
communication. Plusieurs nouvelles installations vont voir le
jour. Ce projet, préalablement présenté aux conseils municipaux
concernés, se décline en trois volets.
Première partie, un centre de valorisation organique (CVO),
qui naîtrait à l'entrée du site, sur des terres de la société.
Il nécessitera deux outils. Le premier traitera notamment les
déchets fermentescibles de l'industrie agroalimentaire, de
grandes surfaces, selon un processus de méthanisation sèche.
Avec la volonté de récupérer un marché. « Un flux de déchets
méthanisables part vers la Belgique, note Olivier Ramackers. Il
est dommage que les déchets locaux ne soient pas traités
localement. » Le deuxième outil utilisera un processus de
méthanisation humide, qui vise, par exemple, les ordures
ménagères résiduelles de collectivités. Cette biopresse -
présentée dès 2008 aux habitants et aux élus - produira
notamment du biogaz destiné à donner de l'électricité.
Deuxième volet, un centre de production de combustible. Pour
aller plus loin dans la chaîne du recyclage, Baudelet envisage
de valoriser « les refus de tri », déchets « trop petits ou pas
intéressants, qui partent à l'enfouissement ». La nouvelle unité
permettrait de les transformer en « combustible de
substitution », destiné à des cimenteries, à la fabrication de
plâtre, de chaux, des chaudières collectives.
Troisième volet, le prolongement de la durée d'exploitation
du centre de stockage. Le même site accueillerait un deuxième
niveau de déchets. L'arrêté d'autorisation concernera l'activité
de 2023 à 2048. « Les services de l'État reconnaissent la
nécessité de maintenir un centre de stockage de déchets ultimes,
au niveau départemental. On nous a reconnu site propice. C'est
une reconnaissance d'utilité publique », se félicite le
directeur adjoint.
Sept bureaux d'études ont travaillé sur cette partie
(technique, impact visuel...), précise la société, qui a mis
tous les atouts de son côté. Une fois l'enquête publique
bouclée, les avis des mairies rendus, etc., Baudelet espère
obtenir les avals des préfets du Nord et du Pas-de-Calais en
septembre. •
L'enquête publique se tient jusqu'au 20 avril. Le commissaire
enquêteur sera présent le 27 mars, de 14 h à 17 h, à la mairie
de Boëseghem, le 6 avril, de 14 h à 17 h, et le 20 avril, de 14
h 30 à 17 h 30, à la mairie de Blaringhem, et le 13 avril, de 16
h à 19 h, à la mairie de Wittes.
PAR MARIE JANSANA
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Flamoval : le torchon brûle encore entre les promoteurs
et les opposants à l’incinérateur
Le flambant neuf Flamoval (Pas-de-Calais) expérimente le
brûlage des déchets depuis mercredi 29 février 2012.
Pourtant, la cour administrative d'appel de Douai a confirmé
le 31 janvier la décision de justice annulant la signature
du marché de génie civil.
Edifiant. Le marché des travaux de génie civil du très
controversé incinérateur de la région de Saint-Omer – le
siége de Bonduelle est implanté à moins de 2 km – a été
attribué de façon irrégulière.
C’est ce qu’a confirmé la cour administrative d’appel de
Douai le 31 janvier, enjoignant le Syndicat mixte
Flandre Morinie (SMFM, 159 communes adhérentes) de
saisir le juge du contrat sous 3 mois.
Elus non habilités à voter
- « En 2008, la commission d’appel d’offre du
SMFM a attribué le marché de travaux alors qu’il venait
d’y avoir des élections municipales. Or, les élus qui
siégeaient ce jour-là n’étaient habilités qu’à traiter
les affaires courantes en attendant que soient installés
leurs successeurs. Je le leur avais signalé mais ils ont
quand même voulu délibérer », décrypte Thierry Willaey,
adjoint au maire (EELV) à Hazebrouck et nouvellement
élus en 2008 au SMFM.
L’opposant au projet attaque alors le SMFM pour cette
irrégularité. Le tribunal administratif de Lille va lui
donner raison une première fois le 5 octobre 2010 puis
la cour d’appel en janvier.
« Cette fois cette dernière a prononcé une mesure
d’injonction. Le marché est cassé. La construction est
illégale. Il faut régulariser. De plus, nous avons fait
constater par huissier que le bâtiment ne correspondait
pas au permis de construire déposé. Et il existe bien
d’autres irrégularités », ajoute Thierry Willaey qui se
félicite de voir petit à petit d’autres élus commencer
aussi à se poser des questions.
Il semble étonnant que le syndicat mixte Flandre
Morinie ait traité avec autant de légèreté ce dossier si
controversé depuis l’origine. « Le contrôle de légalité
n’a rien dit, mais je n’étais pas là à l’époque », se
défend Joël Duquenoy, le président du SMFM et maire
d’Arques qui a repris le dossier en cours en 2009 après
la démission de son prédécesseur au syndicat mixte.
Deux autres recours en
cours - « Ce jugement n’est qu’administratif ; il
ne touche pas à l’autorisation d’exploiter. Il ne va
donc pas nous empêcher de démarrer », positive le
président qui doit également faire face à deux recours
portés par des associations opposées à l’équipement :
les Riverains du Smetz et l’association pour la
protection de la santé des habitants de la région de
Saint-Omer.
Thierry Willaey garde espoir de convaincre le nouveau
préfet de suspendre l’autorisation d’exploiter : « Cet
équipement a coûté plus de 87 millions d’euros. C’est
regrettable, mais avec un coût de traitement des déchets
50 % plus élevé que l’enfouissement aujourd’hui
pratiqué, il en coûtera beaucoup plus au citoyen s’il se
met à fonctionner. De plus, tous les projets visant à
réduire la production de déchets sont paralysés car il
faut désormais réussir à alimenter l’incinérateur à
hauteur des 92 500 t prévues par an. »
Menace de fermeture de
l’usine - De son côté, l’industriel Bonduelle a
menacé depuis longtemps, au moindre dysfonctionnement de
Flamoval, de mettre la clef sous la porte de son usine
voisine.
« Mettant ainsi en péril un millier d’emplois locaux »,
déplore Thierry Williaey qui signale qu’un début
d’incendie s’est déjà produit sur leur site le 1er
février.
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DÉCHETS Flamoval : le torchon brûle encore entre les
promoteurs et les opposants à l’incinérateur
Le flambant neuf Flamoval
(Pas-de-Calais) expérimente le brûlage des déchets depuis
mercredi 29 février 2012. Pourtant, la cour administrative
d'appel de Douai a confirmé le 31 janvier la décision de
justice annulant la signature du marché de génie civil.
Edifiant. Le marché des travaux de génie civil du très
controversé incinérateur de la région de Saint-Omer – le
siége de Bonduelle est implanté à moins de 2 km – a été
attribué de façon irrégulière.
C’est ce qu’a confirmé la cour administrative d’appel de
Douai le 31 janvier, enjoignant le Syndicat mixte
Flandre Morinie (SMFM, 159 communes adhérentes) de
saisir le juge du contrat sous 3 mois.
Elus non habilités à voter
- « En 2008, la commission d’appel d’offre du
SMFM a attribué le marché de travaux alors qu’il venait
d’y avoir des élections municipales. Or, les élus qui
siégeaient ce jour-là n’étaient habilités qu’à traiter
les affaires courantes en attendant que soient installés
leurs successeurs. Je le leur avais signalé mais ils ont
quand même voulu délibérer », décrypte Thierry Willaey,
adjoint au maire (EELV) à Hazebrouck et nouvellement
élus en 2008 au SMFM.
L’opposant au projet attaque alors le SMFM pour cette
irrégularité. Le tribunal administratif de Lille va lui
donner raison une première fois le 5 octobre 2010 puis
la cour d’appel en janvier.
« Cette fois cette dernière a prononcé une mesure
d’injonction. Le marché est cassé. La construction est
illégale. Il faut régulariser. De plus, nous avons fait
constater par huissier que le bâtiment ne correspondait
pas au permis de construire déposé. Et il existe bien
d’autres irrégularités », ajoute Thierry Willaey qui se
félicite de voir petit à petit d’autres élus commencer
aussi à se poser des questions.
Il semble étonnant que le syndicat mixte Flandre
Morinie ait traité avec autant de légèreté ce dossier si
controversé depuis l’origine. « Le contrôle de légalité
n’a rien dit, mais je n’étais pas là à l’époque », se
défend Joël Duquenoy, le président du SMFM et maire
d’Arques qui a repris le dossier en cours en 2009 après
la démission de son prédécesseur au syndicat mixte.
Deux autres recours en
cours - « Ce jugement n’est qu’administratif ; il
ne touche pas à l’autorisation d’exploiter. Il ne va
donc pas nous empêcher de démarrer », positive le
président qui doit également faire face à deux recours
portés par des associations opposées à l’équipement :
les Riverains du Smetz et l’association pour la
protection de la santé des habitants de la région de
Saint-Omer.
Thierry Willaey garde espoir de convaincre le nouveau
préfet de suspendre l’autorisation d’exploiter : « Cet
équipement a coûté plus de 87 millions d’euros. C’est
regrettable, mais avec un coût de traitement des déchets
50 % plus élevé que l’enfouissement aujourd’hui
pratiqué, il en coûtera beaucoup plus au citoyen s’il se
met à fonctionner. De plus, tous les projets visant à
réduire la production de déchets sont paralysés car il
faut désormais réussir à alimenter l’incinérateur à
hauteur des 92 500 t prévues par an. »
Menace de fermeture de
l’usine - De son côté, l’industriel Bonduelle a
menacé depuis longtemps, au moindre dysfonctionnement de
Flamoval, de mettre la clef sous la porte de son usine
voisine.
« Mettant ainsi en péril un millier d’emplois locaux »,
déplore Thierry Williaey qui signale qu’un début
d’incendie s’est déjà produit sur leur site le 1er
février.
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Incinérateur de Flamoval : les riverains ne désarment pas
diffusée le 02/03/2012
Diffusé le 02/03/2012
Nouvelle plainte des riverains de l'incinérateur de Flamoval.
10 ans après sa conception, l'association des opposants continue
sa bataille juridique pour le faire fermer.
Diffusé le 02/03/2012
Nouvelle plainte des riverains de l'incinérateur de Flamoval.
10 ans après sa conception, l'association des opposants continue
sa bataille juridique pour le faire fermer.
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samedi 25.02.2012, 05:33 - La Voix du
Nord
Philippe
Richard reste mobilisé contre le projet d'incinérateur.
| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |
La
mise en service de Flamoval n'a pas refroidi Philippe Richard et
l'Association pour la santé des habitants (APSH) qui luttent
toujours, par tous les moyens, contre l'incinérateur.
PAR HERVÉ VAUGHAN

saintomer@lavoixdunord.fr
«
On fait feu de tout bois. » L'expression utilisée par Philippe
Richard lors de sa conférence de presse, hier après-midi, peut
faire sourire quand on sait qu'elle concerne la lutte contre
l'incinérateur Flamoval. Mais la formule résume l'état d'esprit
du pneumologue audomarois. « Notre première préoccupation reste
l'aspect sanitaire du dossier. Mais tout ce qui peut faire
avancer la cause du sanitaire est bon à prendre et on s'en sert.
» Ainsi, tout est passé au crible par l'association. C'est le
cas par exemple du permis de construire affiché sur le chantier.
« C'est le même, daté du 11 janvier 2008, qui est visible depuis
le début, alors qu'en octobre 2010, dans le contexte
d'illégalité du marché de génie civil, nous avons étudié les
pièces administratives de ce marché. Nous en avons déduit qu'un
permis de construire modificatif devait exister. C'est le cas.
Un permis modificatif a été établi le 9 juillet 2010 et n'a pas
été affiché sur le chantier. Nous avons surveillé le panneau et
avons réalisé un constat d'huissier . »
Demandé par Joël,signé par Duquenoy
De plus, selon le président de l'APSH, « ce permis modificatif
fait état de modifications substantielles non mineures ».
La hauteur de Flamoval attire l'attention des opposants : « Sur
le permis initial, il devait mesurer 41,24 m de haut. Sur le
permis modificatif on annonce 37,60 m. Finalement, il culmine à
36,10 m, nous l'avons fait vérifier par un géomètre ». Autre
modification constatée par l'APSH, la disparition de la toiture
végétalisée. Ce n'est pas tout : « La charpente métallique a été
remplacée par une charpente en bois naturel, en contradiction
avec la notice de sécurité annexée au permis initial et en
contradiction avec l'avis du service départemental d'incendie ».
Et de poser la question à cent balles : « Est-ce que toutes ces
modifications ont vraiment permis d'abaisser le coût ? » La
question reste posée. Philippe Richard ironise sur le permis de
construire modificatif : « La demande a été signée par Joël
Duquenoy et l'autorisation donnée par Joël Duquenoy ».
Autre point soulevé par le pneumologue : l'état zéro. « Qui est
préoccupant » (lire ci-contre).
Enfin, dernier grief développé par l'APSH : « À ce jour,
Flamoval ne respecte toujours pas la directive européenne ». Il
développe : « La construction du CVE Flamoval ne respecte pas le
principe de la hiérarchie de traitement des déchets. Donner la
priorité à la construction de l'incinérateur avant le centre de
valorisation organique n'est pas compatible avec la directive
cadre déchets européenne. En l'absence d'un CVO, Flamoval
brûlera des déchets recyclables, 25 000 tonnes d'après nos
calculs ». Cette directive européenne autorise l'incinération
sous condition de rendement énergétique (65 %). « Aujourd'hui
rien ne permet d'affirmer que Flamoval est en mesure de répondre
à ses obligations de rendement énergétique et qu'il a le droit
de s'appeler centre de valorisation énergétique. » « Tout ça
alimente nos mémoires judiciaires », révèle Philippe Richard qui
dénonce : « Ce projet avance envers et contre tout. Contre la
population, contre la loi, contre le bon sens ». D'où sa «
colère et son indignation » contre ce « maudit » incinérateur. •
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27.02.2012
Flamoval: Rien n'arrête le Président de la CASO
J.Duquenoy!!
Rien n'arrête le Président de la CASO J.Duquenoy, et
même pas le RESPECT du Droit de son pays, c'est
dire !!
Dernièrement la cour administrative d'appel de Douai
a donné raison à T.Willaey, opposant à
l'incinérateur Flamoval, qui avait gagné en première
instance au TA de Lille contre J.Duquenoy qui
aujourd'hui est condamné en appel pour les mêmes
motifs sur la tenue et la nature du marché de génie
civil pour la construction de l'incinérateur.
Soyons clairs, J.Duquenoy est condamné parce que la
'tenue' de sa commission d'appel d'offres en 2008
n'était pas légale et aujourd'hui pour lui ce n'est
qu'un détail. Il a bafoué tous les fondamentaux du
respect du Droit de son pays dans l'appel d'offres,
l'appel aux candidats avec leurs offres pécuniaires
ce n'est quand même pas rien et pour dire la
gravité, la Cour d'appel de Douai estime que:
'' la commission d'appel d'offres, d'avril 2008, ne
pouvait prendre que des décisions liées aux affaires
courantes, car il y avait eu des élections
municipales en mars et que la nouvelle assemblée
n'était pas encore installée et que l'attribution
d'un marché de travaux de génie civil (...) ne
relevait pas de la gestion des affaires courantes en
raison, d'une part, du coût, du volume, et de la
durée des travaux prévus et, d'autre part, de
l'absence d'urgence particulière ».
Et pour faire bonne mesure, et surtout pour gagner
deux ou trois ans de plus, le président de la CASO,
va sans doute, saisir le Conseil d'Etat, défendu par
un avocat qui coutera une somme indéterminée…On
sait très bien que plus personne à cette époque
n'osera fermer l'incinérateur Flamoval qui vient
encore d'être visité en grande pompe par tous les
élus socialistes du coin et dont l'illustre député
M.Lefait, qui sans trop se 'mouiller' dans cette
affaire, vient encore de déclarer à satiété:' qu'il
n'y a aucun problème pour la santé publique,
en l'état de nos connaissances actuelles'. Dit-il
!! C'est dire le tour de passe-passe
de ce Monsieur pour se dégager de ses
responsabilités si demain ça se passait mal, le
député pourra toujours dire : 'je vous l'avais bien
dit je suis responsable mais pas coupable parce que
nous ne connaissions pas le danger des dioxines
….alors que tous les pneumologues le mettent en
garde depuis des années contre ces poussières
extrêmement toxiques pour la santé et la
reproduction de la vie humaine !!
Qui sait d'ici là, les élus auront peut être changé.
Muriel VOLLE
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Incinérateur Flamoval : le tribunal donne
raison aux opposants, mais les essais continuent
jeudi 16.02.2012, 14:00
La bataille judiciaire continue sur le
front de l'incinérateur.
Mardi dernier, Thierry Willaey a reçu la décision de la
cour administrative de Douai : l'élu vert du syndicat mixte
Flandres Morinie a obtenu confirmation de sa victoire dans
le dossier qui l'oppose à l'incinérateur Flamoval.
Il avait dénoncé des irrégularités de la commission d'appel
d'offre des travaux de construction du centre de
valorisation énergétique.
« En avril 2008, la commission d'appel d'offre a attribué le
marché de travaux de génie civil. Or, il y avait eu des
élections municipales un mois plus tôt, et les élus qui
siégeaient ce jour-là ne pouvaient traiter que les affaires
courantes, en attendant que soient installés leurs
successeurs », rappelle Thierry Willaey.
Le tribunal administratif avait tranché le 5 octobre 2010 :
l'attribution d'un marché de génie civil n'est pas une
affaire courante, la délibération du SMFM devait être
annulée. Le syndicat a décidé de faire appel : « selon moi,
c'était pour gagner du temps, et tenter de passer en
force », lance Thierry Willaey.
La cour d'appel a confirmé la décision.
« Ce n'est pas une surprise, puisque la décision rendue en
octobre 2010 reposait sur une jurisprudence. Le SMFM a voulu
faire appel, selon moi pour gagner du temps. Mais on ne
s'assoit pas comme ça sur une jurisprudence ».
Et maintenant ? « Cette fois, la cour a prononcé une mesure
d'injonction. Le SMFM a trois mois pour saisir le juge des
contrats. Il va devoir relancer la procédure d'appel
d'offre ». Joël Duquenoy va peut-être aller en cassation,
« pour gagner du temps, jusqu'à la mise en fonction de
l'incinérateur.
Il peut le faire, il a derrière lui un grand cabinet
d'avocats, moi je dois mettre la main à la poche pour
continuer. » Mais l'élu hazebrouckois ne baisse pas les
bras : « je persiste à dire que la construction est
illégale, et les tests continuent ! Pourtant, les élus se
doivent de respecter la loi. C'est mon travail d'y veiller,
et les encouragements de l'opinion publique me motivent,
même si c'est épuisant ».
Dernièrement, Thierry Willaey avait demandé au préfet de
suspendre l'autorisation d'exploiter : « mais il a changé
depuis, donc il me faut recommencer. Une nouvelle fois, je
demande à être reçu. » D'autres dossiers sont encore sur les
bureaux des juges, sur le fond cette fois, portés par les
Riverains du Smetz et l'APSH. « Les décisions ne devraient
plus tarder, on espère voir aboutir les dossiers vers le
mois d'avril. » En même temps que devraient être brûlés les
premiers déchets.
Hélène FRUCHART
|
Le four de Flamoval devrait être allumé dans la semaine
lundi 13.02.2012, 05:23
- La Voix du Nord
| L'ACTUALITÉ DE LA SEMAINE |
Allumage imminent. L'incinérateur Flamoval
est sur le point de brûler ses premiers déchets. Des opérations
de chasse-vapeur doivent d'abord débuter aujourd'hui à raison
d'une à deux fois par jour durant quelques minutes. ...
Cette opération vise à éliminer tous les résidus qui
auraient pu s'accumuler dans la tuyauterie de l'incinérateur
pour ne pas endommager le groupe turbo alternateur qui
produira de l'électricité à partir de la combustion des
déchets.
Passée cette phase, « une allumette sera craquée », pour
reprendre l'expression employée par Joël Duquenoy, président
du syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM), afin de mettre le
four en route. Celui-ci doit entamer, cette semaine, sa
montée en puissance qui le portera à plein régime en
avril-mai, afin de brûler 92 500 tonnes de déchets par an
produites par les 282 750 habitants des 159 communes
composant le SMFM.
Une mise en route qui intervient quelques jours après que
la cour administrative d'appel de Douai a annulé la
délibération du SMFM autorisant la signature du marché de
génie civil pour la construction de l'incinérateur.
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Flamoval va fumer
jeudi 09.02.2012, 14:00
La semaine du 13 février, des panaches
de vapeur d'eau sortiront de la cheminée de Flamoval.
- Après une phase de rinçage de la chaudière auront lieu
des opérations appelées "chasses vapeur" sur le site de
Flamoval, aux alentours du 13 février.
Celles-ci permettront de nettoyer le réseau de
tuyauteries des chaudières de toutes impuretés. Cela
produira donc d'importants dégagements de vapeur d'eau dans
l'atmosphère.
Les fours-chaudière produisent de la vapeur à une
température de 400 degrés. À son passage dans les tuyaux,
cette vapeur surchauffée permet de les débarrasser de leur
calamine (oxydation qui se forme à la surface des métaux) et
autres particules adhérentes. En bout de réseau, après
récupération des indésirables, la vapeur d'eau sous pression
est évacuée vers l'extérieur. « Cette dernière n'a aucun
impact sur la qualité de l'air », rassure le SMFM.
Ce dégagement de vapeur se matérialisera par un important
panache de vapeur blanc et un sifflement dû à l'échappement,
à grande vitesse de la vapeur des tuyaux. Le bruit sera
atténué grâce à un silencieux.
Ces chasses vapeur commenceront la semaine du 13 février, à
raison de 1 à 2 fois par jour pendant quelques minutes.
Indispensables pour ce type d'installation, les
« chasses-vapeur » visent à préserver l'intégrité du groupe
turbo alternateur (GTA), équipement produisant l'énergie
électrique à partir de la vapeur issue de l'incinération des
déchets, lors de sa mise en fonctionnement. En effet, un
indésirable qui serait projeté sous pression et à grande
vitesse contre la turbine risquerait de l'endommager
irrémédiablement.
Avant ces chasses vapeur, la production de vapeur est
susceptible de commencer, d'où la possibilité de voir un
panache de vapeur au niveau de la cheminée.
|
Arques
L'incinérateur Flamoval continue de faire parler de lui
Publié le 09/02/2012 à 13:57 | Lu : 94
Cette
fois par une décision de justice, la cour administrative
d'appel de Douai vient de confirmer le 1er jugement sur
un recours, concernant une décision du syndicat mixte
flandre morinie. Le SMFM, porteur du projet, avait
autorisé la signature du marché de génie civile pour la
construction, la justice lui reproche d'avoir pris cette
décision alors que la nouvelle assemblée n'était pas
installée après les élections de 2008.
|
La cour administrative d'appel de Douai donne raison à
Thierry Willaey
jeudi 09.02.2012, 05:29
- La Voix du Nord
«Flamoval manque de base légale»,
commente Th. Willaey.
| FLAMOVAL |
La cour administrative d'appel de Douai a
donné raison à Thierry Willaey, opposant à l'incinérateur
Flamoval ...
bien qu'élu au syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) porteur
de l'incinérateur. Une décision qui confirme le jugement en
première instance, en octobre 2010, qui annulait la
délibération du SMFM autorisant la signature du marché de
génie civil pour la construction de l'incinérateur.

« Flamoval manque de base légale », commente Thierry
Willaey. « C'est juste la commission d'appel d'offres »,
nuance le président du SMFM, Joël Duquenoy. La cour estime
en effet que la commission d'appel d'offres qui s'était
réunie en avril 2008 ne pouvait prendre que des décisions
liées aux affaires courantes, car il y avait eu des
élections municipales en mars et que la nouvelle assemblée
n'était pas encore installée. Or, contrairement au SMFM, la
cour estime que « l'attribution d'un marché de travaux de
génie civil (...) ne relevait pas de la gestion des affaires
courantes en raison, d'une part, du coût, du volume, et de
la durée des travaux prévus et, d'autre part, de l'absence
d'urgence particulière s'attachant à leur réalisation ».
Prenant acte de ce jugement, le président du SMFM
« regrette que le contrôle de légalité de la préfecture n'a
rien dit à l'époque et a laissé passer la délibération ». La
cour administrative d'appel l'enjoint de saisir le juge dans
les trois mois. Néanmoins, Joël Duquenoy n'exclut pas de
saisir le Conseil d'État, « et on serait reparti pour deux
ou trois ans ». Reste à savoir ce que tout ça peut changer
alors qu'une partie des factures d'un montant global de 80
millions d'euros, sont déjà honorées et que les premiers
déchets seront brûlés la semaine prochaine
...tD. M.
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L'incinérateur Flamoval est sur le point de brûler ses
premiers déchets
mercredi 08.02.2012, 05:29
- La Voix du Nord
Des panaches de vapeur d'eau sortent
actuellement de la cheminée de Flamoval.
| ON EN PARLE |
De la vapeur d'eau sort de la cheminée de
Flamoval. La tuyauterie est en plein nettoyage, pour quelques
jours encore. Mais dès la semaine prochaine c'est bien la fumée
des déchets brûlés qui s'échappera. L'incinérateur entre dans sa
phase de montée en puissance pour tourner à plein régime d'ici
avril-mai et brûler 92 500 tonnes de déchets par an.
PAR DAVID MONNERY
saintomer@lavoixdunord.fr
La production de vapeur a commencé cette semaine à
l'incinérateur Flamoval, sur la porte multimodale de l'Aa à
Arques. C'est ce qu'indique le panache de vapeur qui sort
ces jours-ci de la cheminée, et ce que confirme un message
du syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) adressé aux
communes voisines et à la commission locale d'information et
de surveillance (CLIS).
Cette production de vapeur prépare une opération de
chasse-vapeur qui débutera lundi 13, à raison d'une à deux
fois par jour pendant quelques minutes.
« Les fours chaudière produisent de la vapeur à une
température de 400 degrés. À son passage dans les tuyaux,
cette vapeur surchauffée permet de les débarrasser de
l'oxydation qui se forme à la surface des métaux et autres
particules adhérentes. En bout de réseau, après récupération
des indésirables, la vapeur d'eau sous pression est évacuée
vers l'extérieur, sans impact sur la qualité de l'air. Ce
dégagement de vapeur se matérialise par un important panache
de vapeur blanc et un sifflement dû à l'échappement à grande
vitesse de la vapeur des tuyaux. Le bruit sera atténué grâce
à un silencieux », expose le message du SMFM.
Cette opération vise à « protéger le groupe turbo
alternateur (équipement produisant l'énergie électrique à
partir de la vapeur issue de l'incinération des déchets) »
car « un indésirable qui serait projeté sous pression et à
grande vitesse contre la turbine risquerait de l'endommager
irrémédiablement ». Reste à savoir ce que deviendra cette
énergie électrique ainsi produite.
La semaine prochaine également débuteront les essais du
four, de la chaudière et du traitement de fumées. « On va
craquer une allumette », illustre Joël Duquenoy, président
du SMFM.
« Le four ne devrait plus s'éteindre »
L'incinérateur brûlera ses premiers déchets. Combien ?
« On aura tous les détails la semaine prochaine », promet le
président du SMFM. Une chose est sûre : « Le four ne devrait
plus s'éteindre, il commence sa montée en puissance »,
explique Joël Duquenoy. Avec pour objectif de tourner à
plein régime en avril-mai. Et de brûler les 92 500 tonnes de
déchets prévues à l'année (*).
Pour le président de l'association pour la protection de
la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH), le
docteur Philippe Richard : « C'est toujours funeste de voir
ce monstre de béton. Mais on ne lâche pas, et on n'a pas
terminé. Des nouvelles ne devraient d'ailleurs pas tarder.
Car Flamoval est quelque chose d'absurde, d'illégal, de
toxique, et de coûteux. » •
(*) Les 92 500 tonnes proviennent des 282 750 habitants
des 159 communes qui composent le syndicat mixte Flandre
Morinie. le coût estimatif de Flamoval était de 74 millions
d'euros.
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Flamoval bientôt en fonction
mercredi 08.02.2012, 05:28
- D. M.
| ENVIRONNEMENT |
L'incinérateur Flamoval basé à Arques (près
de Saint-Omer) s'apprête à brûler ses premiers déchets ménagers.
...
Actuellement ce sont des panaches de vapeur d'eau qui
s'échappent de la cheminée. Des opérations de chasse-vapeur
sont en effet en préparation pour évacuer toutes les
particules dans la tuyauterie qui risqueraient d'endommager
le groupe turbo-alternateur qui produira l'énergie
électrique à partir de la vapeur issue de l'incinération des
déchets.
Dès la semaine prochaine en revanche, les premiers
déchets seront brûlés. Le four ne devrait plus s'éteindre
puisqu'il entamera alors sa montée en puissance qui le
conduira à brûler 92 500 tonnes de déchets par an en
provenance de 159 communes du Nord - Pas-de-Calais (282 750
habitants). Le plein régime devrait être atteint en
avril-mai.
L'Association pour la protection de la santé des
habitants de la région de Saint-Omer (APSH), principal
opposant, reste mobilisée contre ce projet toujours visé par
trois recours au tribunal administratif.
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Le budget et Flamoval au menu
mercredi 25.01.2012, 05:17
- La Voix du Nord
Lundi, les élus se sont penchés sur le débat
d'orientations budgétaires. 271 000 E ...
ont été prévus pour l'achat de conteneurs, la pose de
garde-corps aux déchetteries de Nieppe et d'Hazebrouck, des
travaux à celle de Laventie, des aménagements pour faciliter
l'accessibilité des sites et le système de détection
incendie du centre de tri de Strazeele. Dominique Hallynck a
plaidé pour l'autofinancement de ces dépenses dans la
perspective d'une augmentation des taux d'emprunt et afin
d'éviter « de faire faire du yo-yo à la TEOM ».

Du côté des charges de fonctionnement, l'année sera
marquée par la mise en route de Flamoval : « Le débat
d'orientations budgétaires du syndicat mixte Flandre Morinie
fait apparaître un coût de fonctionnement prévisionnel de
2,47 E par habitant (avec une perspective de 1,29 E pour
2013) contre 5,07 E en 2011. Le coût de l'incinération à la
tonne sera de 93,43 E pour une mise en route en avril
(100,83 E si elle intervient en mai) hors transport. En
année pleine, pour 2013, elle sera de 97 E la tonne, plus 5
E de taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Le
coût actuel de mise en décharge est de 80 E la tonne hors
transport, dont 11 E de TGAP », a détaillé Dominique
Hallynck. Le coût de Flamoval est « conforme à la
prévision », a commenté le président.
Par ailleurs, un stagiaire sera chargé d'élaborer le
document unique d'évaluation des risques du SMICTOM, qui
liste l'ensemble des gestes du travail quotidien et indique
les consignes de prévention.
Un autre changement intervient au SMICTOM. Catherine
Thorez quitte sa mission de secrétariat administratif. Elle
était détachée de la ville d'Hazebrouck pour quelques heures
pour cette fonction. Les élus ont salué son travail.
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Flamoval : l'APSH réagit après la tenue de la deuxième
commission locale d'information et de surveillance
samedi 10.12.2011, 05:18
- La Voix du Nord
Pour l'APSH: «Nous sommes confrontés dès
le départ à une défaillance du système de management
environnemental».
| ON EN PARLE |
La commission locale d'information et de
surveillance (CLIS) de Flamoval s'est réunie
pour la deuxième fois de son existence, cette semaine.
Une réunion non publique et donc fermée à la presse. Mais
l'Association pour la protection de la santé des habitants
de la région de Saint-Omer (APSH), membre de la CLIS, réagit
par la voix de son président, le docteur Philippe Richard.
Fumée.- « De nombreuses personnes ont été étonnées
de voir un panache de fumée sortir de Flamoval. Nous avons
appris après coup et, par la presse, qu'il s'agissait d'une
opération de chasse vapeur (...). L'arrêté préfectoral
demande la mise en place d'un système de management
environnemental. Un tel système impose une transparence de
l'information. La CLIS est un outil pour diffuser
l'information au plus grand nombre (...). Or aucun membre de
la CLIS n'a été informé de cette opération de chasse vapeur.
Nous sommes donc dès le départ confronté à une défaillance
du système. » Énergie.- « La valorisation de la
vapeur représente 80 % de l'énergie produite par Flamoval.
(...) Pour cela, il faut un repreneur d'énergie à proximité.
En décembre 2007, le dossier d'enquête publique annonçait un
repreneur. En septembre 2010, le président du Syndicat mixte
Flandre-Morinie (SMFM) promettait à nouveau l'annonce
imminente du repreneur d'énergie. Au cours de la CLIS (...)
, le président du SMFM a redit que c'était imminent sans
préciser d'identité. (...) La directive européenne tolère la
valorisation énergétique sous condition de rendement
énergétique suffisant, soit 65 %. Sans repreneur de vapeur,
Flamoval est loin de ce rendement. Flamoval sera donc en
infraction avec la loi française et la loi européenne s'il
fonctionne sans repreneur de vapeur. Dans ce cas, il ne
s'agit pas d'un CVE mais d'un incinérateur. Flamoval se
situe donc au même niveau que l'enfouissement. » Bio
déchets.- « Nous sommes à quelques mois du possible
démarrage de Flamoval et nous n'avons toujours pas
d'informations précises sur la façon dont seront traités les
bio déchets sans centre de valorisation organique (CVO).
(...) Au cours de la CLIS, nous avons appris que, parmi les
différentes solutions, il était envisagé de traiter les bio
déchets dans le CVO de Calais. Cette information est
stupéfiante à plus d'un titre : à quoi sert l'enquête
publique, à quoi sert le CODERST, à quoi sert la CLIS si
c'est pour faire autre chose que ce qui a été annoncé.
Le CVO est inscrit dans les statuts du SMFM depuis 2006,
il a été promis à la population en enquête publique et dans
Flamoval Infos, le SMFM a la réserve foncière pour sa
construction, le commissaire enquêteur a demandé de
concrétiser au plus vite le projet le CVO, et l'arrêté
préfectoral d'autorisation d'exploiter demande la
réalisation d'une étude technico-économique portant sur la
mise en place, en complément de l'unité d'incinération, d'un
centre de valorisation des déchets fermentescibles par
méthanisation. » « Surdimensionnement ».- « L'APSH
s'est procuré l'étude technico-économique auprès du préfet.
Il en ressort que, quel que soit le scénario, les apports de
déchets à Flamoval sont diminués et son surdimensionnement
est bien réel. (...) Au cours de la CLIS, il a été envisagé
l'éventualité d'un échange des bio déchets du SMFM vers le
CVO de Calais, en contrepartie d'ordures ménagères venant de
là-bas pour assurer un apport suffisant à Flamoval. Or, dans
le dossier d'enquête publique, les déchets admis sont ceux
du territoire du SMFM. (...) Cet engagement est clairement
repris dans l'arrêté préfectoral. L'agglomération de Calais
ne fait pas partie du territoire du SMFM. Les citoyens, les
élus et les associations ne comprendraient pas que le projet
soit complètement dénaturé au point de n'avoir plus rien à
voir avec l'enquête publique, le CODERST et l'arrêté
préfectoral d'autorisation d'exploitation. » •
J.-L. D.
|
FLAMOVAL
Thierry Willaey demande la suspension de
l'exploitation
jeudi 08.12.2011, 14:00
Flamoval devrait entrer en service au
premier semestre 2012.
L'élu vert et délégué du Syndicat mixte Flandre Morinie
poursuit son combat contre Flamoval. Il vient de demander au
préfet du Pas-de-Calais de suspendre l'autorisation
d'exploiter l'incinérateur.
Fort d'un jugement du tribunal administratif de Lille datant
du 5 octobre 2010 déclarant illégale la construction de
Flamoval, Thierry Willaey en appelle maintenant à Pierre de
Bousquet. Dans un courrier du 28 novembre, il demande au
préfet du Pas-de-Calais de suspendre l'autorisation
d'exploiter l'incinérateur. « Afin de permettre à la justice
de poursuivre sereinement les procédures engagées à
l'encontre de la légitimité de Flamoval », explique-t-il.
Pourquoi maintenant ?
Le jugement du tribunal administratif a plus d'un an. « On
ne peut suspendre un arrêté d'exploiter que lorsque la phase
d'exploitation a débuté. Ce qui est maintenant le cas
puisque les premiers essais ont eu lieu le 18 novembre »,
poursuit-il. Les riverains étaient aux premières loges
lorsque de la fumée blanche s'est échappée de la cheminée de
Flamoval. Il s'agissait de vapeur d'eau.
Thierry Willaey a construit son dossier sur plusieurs
points : la décision du tribunal administratif (qui fait
l'objet d'un appel), les trois recours en attente de
jugement (ceux de l'APSH, des riverains et de l'entreprise
Bonduelle), la décision de la commission européenne de
Bruxelles de retirer le label européen d'énergie durable en
juin et le non respect de l'arrêté d'autorisation. « Une
toiture végétalisée, un bardage bois et un parking
végétalisé ont été retiré du projet sans en informer le
préfet », avance Thierry Willaey. « De même, le centre de
valorisation organique initialement prévu n'est pas fait »,
insiste l'élu hazebrouckois. « Le permis de construire qui a
été validé en janvier 2008 n'a rien à voir avec la
construction d'aujourd'hui », indique-t-il. « Le SMFM a
voulu faire un incinérateur plus vert que vert mais
aujourd'hui les obligations du Grenelle ont disparu du
projet. Il faut savoir qu'il n'y a toujours pas de repreneur
pour l'électricité qui sera produite sur le site », enchaîne
l'Hazebrouckois.
De gros enjeux
Faisant valoir des enjeux en terme d'agriculture et
d'emploi, en plus des risques environnementaux, Thierry
Willaey espère pouvoir rencontrer le préfet du
Pas-de-Calais. « Si on peut arrêter Flamoval, on le fera.
S'il fonctionne, nous mettrons en place un comité de
vigilance et au moindre accident, il faudra qu'on rappelle
qui est responsable », prévient Thierry Willaey, qui est en
première ligne sur ce sujet depuis 2008. L'élu qui sera
candidat aux législatives dans la 15e circonscription pour
Europe Écologie-Les Verts reconnaît que son combat contre
Flamoval l'a probablement conduit à se présenter mais il
réfute totalement les propos de Joël Duquenoy : « Je n'ai
jamais fait de plan de carrière et je ne ferai pas de
politique professionnellement. Si je ne suis pas élu, je
continuerai à me battre contre Flamoval ».
A. ROHRBACH-MINETTE
|
Thierry Willaey demande au préfet de suspendre l'arrêté
d'exploitation
samedi 03.12.2011, 05:16
- La Voix du Nord
Thierry Willaey: «On ne laissera pas tomber».
| FLAMOVAL |
Thierry Willaey (Europe Écologie - Les
Verts), adjoint au maire d'Hazebrouck ...
et délégué titulaire au syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM)
a écrit au préfet pour lui demander de suspendre l'arrêté
d'exploitation de Flamoval, dont la mise en route est prévue
au printemps.
Vous demandez au préfet qui a signé l'autorisation
d'exploiter Flamoval de revenir sur sa décision. Ce courrier
ne s'apparente-t-il pas à une lettre au Père Noël ?
« Non, car on a toujours dit qu'on ne laisserait pas
tomber. Je ne lui avais jusque-là pas demandé de suspendre
l'arrêté d'exploitation daté du 17 juin 2009 car nous
n'étions pas encore en phase d'exploitation. Désormais, on
voit bien que nous sommes entré en phase active pour
préparer l'exploitation, ça change tout. » Qu'est-ce qui
pourrait entraîner le préfet à se déjuger ?
« Dans la documentation que j'ai joint à ma lettre, je
lui rappelle que le tribunal administratif de Lille, suite à
mon recours, a jugé illégal le chantier de Flamoval, même si
la procédure d'appel est toujours en cours. Trois autres
recours ont également été déposés, dont on attend le
jugement pour le printemps. La commission européenne a
retiré le label européen d'énergie durable faute de
récupération d'énergie suffisante. Et enfin le projet de
centre de valorisation organique ne voit toujours pas le
jour. Par ailleurs, la structure en bois ou la toiture
végétalisée sont autant d'éléments environnementaux qui ont
été mis de côté pour des raisons purements financières. J'ai
également joint ce dossier au préfet de Région, Dominique
Bur et à la ministre de l'Écologie de l'Énergie et du
Développement Durable, Nathalie Kosciusko-Morizet. Avec tout
ça, j'espère au moins que le préfet prendra la précaution de
nous recevoir. » •
PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID MONNERY
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Arques
Les opposants à Flamoval gardent espoir
Publié le 30/11/2011 à 15:20 | Lu : 112
Le bâtiment est complètement sorti de terre, il se dresse
fièrement à l’entrée d’Arques et on peut le voir de très loin en
arrivant dans l’Audomarois (© K. Delplace - Delta FM)
On les
entend moins ces derniers temps mais les opposants à
Flamoval restent mobilisés ! Ils n'ont pu que constater
la construction de l'incinérateur qui se dresse
désormais fièrement à l'entrée d'Arques. Ils ont été
consternés de voir s'échapper les premières fumées la
semaine dernière. Il ne s'agissait que de vapeur d'eau
envoyée dans les tuyaux pour les nettoyer… Mais cette
opération montre l'avancée du projet. Pour autant, les
opposants à Flamoval ne se découragent pas. Ils espèrent
toujours un jugement en leur faveur du tribunal
administratif pour empêcher le démarrage de l'activité.
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FLAMOVAL
Les médecins ne désarment pas
jeudi 01.12.2011, 14:00
Le docteur Richard et l'association pour la protection de la
santé des habitants de Saint-Omer attendent la décision du
tribunal administratif.
Près du bureau du docteur Richard, pneumologue et président
de l'association pour la protection de la santé des
habitants de la région de Saint-Omer, trône la nouvelle
affiche de l'association.
Le temps passe, la silhouette du mastodonte de fer et
d'acier est aujourd'hui ancrée dans le paysage, mais les
opposants à l'incinérateur ne baissent pas les bras.
Notre région est dernière du classement français en ce qui
concerne la mortalité par cancer. Quand dans notre pays 100
femmes se meurent du cancer du sein, on en compte 163,3 dans
l'agglomération de Saint-Omer.
C'est encore pire pour le cancer de la prostate, le chiffre
grimpe à 247,2 ». Les arguments brandis par l'ASPH font
frémir, mais n'ont pas fait basculer le projet
d'incinérateur : Flamoval devrait entrer en service au
printemps. « Nous alarmons les élus et la population depuis
des années. Dans notre territoire déjà fragilisé, les
dirigeants devraient prendre toutes les précautions. Au lieu
de ça, on va brûler de l'argent et risquer d'intoxiquer
encore davantage la population... », lance Philippe Richard.
L'association ne baisse pas les bras : « nous ne pouvons pas
laisser faire, quand on sait que chaque jour 1 000 cas de
cancer sont diagnostiqués dans notre pays ! » Déjà, l'ASPH a
gagné un recours sur la forme déposé devant le tribunal
administratif de Lille. « Le SMLA a fait appel, et comme
cette décision n'est pas suspensive, les travaux
continuent ». Autre victoire des opposants : le retrait par
l'Europe du label d'énergie durable dont se vantait Flamoval,
en juin dernier. L'association attend l'examen d'un autre
recours, déposé en juillet 2009, elle y dénonce
l'insuffisance de l'étude d'impact et des irrégularités dans
l'enquête publique. Deux autres dossiers sont encore en
cours d'examen au tribunal administratif : celui déposé par
la société Bonduelle, et celui des riverains du Smetz et des
maires de l'Houtland.
Il y a deux semaines, un nuage de fumée s'échappant de la
cheminée avait alerté les riverains : il ne s'agirait que de
vapeur, de l'eau ayant été projetée pour nettoyer les
tuyaux. « Encore une fois, je déplore le manque de
communication à ce sujet. On nous promettait de la
transparence », soupire le pneumologue. En attendant les
décisions du tribunal, l'association est déterminée à
continuer le combat, elle sera notamment présente mardi
prochain, lors de la réunion du comité local d'information
et de surveillance (clis).
Hélène FRUCHART
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16.11.2011
Flamoval, ça se précise en catimini
Malgré les tribunaux, malgré des protestations de
milliers d'audomarois et autres, malgré les mises en
garde des plus grands spécialistes des poumons sur
les dangers des dioxines et autres produits très
toxiques, l'incinérateur Flamoval d'Arques, devrait
être mis en fonction d'ici quelques semaines.
Occupé à faire des essais et tests sans que personne
ne dise rien. Je pense qu'il faut bien le dire
clairement que c'est en catimini que nos élus
socialistes de la CASO vont laisser démarrer une
usine de traitement des déchets ménagers.
Elle a non seulement coûté 100 millions d'euros aux
contribuables de l'audomarois, mais pire, cette
usine va petit à petit laisser tomber sur nos têtes,
et ingérer par nos organismes, des tonnes de
poussières comme les dioxines qui sont d'une
dangerosité sans nom pour la reproduction animale et
humaine que le monde de la médecine n'a plus assez
de voix pour nous mettre en garde.
C'est une honte pour des gens qui se disent élus et
que rien n'arrête et même pas la santé de leurs
concitoyens.
Muriel VOLLE
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Flamoval perd son label écolo
Joël Duquenoy scandalisé par la méthode de
l'Europe
jeudi 23.06.2011, 14:00
La commission européenne a accordé un
label «développement durable» à Flamoval, avant de faire
volte face.
C'est dans la presse que le président du syndicat mixte
Flandres Morinie a appris que la commission européenne
retirait à l'incinérateur Flamoval le label « développement
durable » qu'elle lui avait accordé quelques mois
auparavant.
Et la pilule ne passe pas.
D'autant plus que Joël Duquenoy se montre fier des efforts
consentis par Arques et le Pays de Saint-Omer pour le
développement durable.
« Je trouve scandaleux la façon de faire cavalière de la
commission européenne, elle a changé les critères
d'attribution du label sans en informer les premiers
consternés ! » Pour l'élu, la « décision partisane a été
prise après avoir entendu les opposants au projet, alors que
nous, on ne nous a jamais reçus ni demandé notre position.
Nous sommes des élus du peuple, des élus de terrain, pas des
donneurs de leçon du haut de leurs bureaux ! » En ce qui
concerne les motivations des opposants, Joël Duquenoy
fustige : « mais où étaient-ils lors de l'incendie de
Baudelet ? Là, on aurait peut-être aimé les entendre un peu
plus... » En attendant, Joël Duquenoy n'a pas encore reçu de
confirmation officielle, « donc je continue d'apposer ce
label au projet ».
H.F.
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L'Europe retire le label « développement durable » à
Flamoval
Une touche de vert en moins
jeudi 16.06.2011, 14:00
Suite à la décision du parlement
européen, l'imposant géant de béton a perdu un peu de sa
couleur verte.
Après la victoire de Thierry Willaey cet automne au
tribunal administratif, pour la deuxième fois, les opposants
font vaciller le géant de béton et d'acier.
Le label d'énergie durable accordé à Flamoval par le
parlement européen était resté au travers de la gorge des
opposants. Leur colère a été entendue : vendredi, le
parlement a reconnu avoir attribué la reconnaissance un peu
rapidement, et a retiré le label à l'incinérateur.
L'affaire remonte à janvier dernier. Alors que de son côté
le syndicat mixte Lys Audomarois se félicitait de voir le
projet reconnu compatible avec le développement durable par
l'Europe, les médecins de l'APSH (association pour la
protection de la santé des habitants de la région de
Saint-Omer), les riverains du Smetz et Thierry Willaey,
délégué du SMFM, prenaient leurs bâtons de pèlerins, guidés
par Hélène Flautre, députée européenne. « Ce label a pour
but de stimuler les changements, répandre les meilleures
pratiques et mettre en réseau les acteurs qui contribuent à
remplir les objectifs énergétiques de l'Union européenne. Or
le projet Flamoval est à l'opposé d'un changement de
pratique », expliquait Hélène Flautre.
Elle argumente : « les objectifs de réduction des déchets,
de tri sélectif, de création de nouvelles filières de
gestion des déchets deviennent caducs puisque, pour être
rentable, l'incinérateur devrait fonctionner à plein régime,
et qu'ici il est surdimensionné avec une capacité de 92 000
tonnes par an ». Elle cite également « l'augmentation de la
pollution atmosphérique, et les pollutions par les dioxines,
furanes et autres micro-particules cancérigènes ». Pour
elle, la réutilisation de l'énergie produite par
l'incinération des déchets, « en plus d'être à usage
interne, ne suffit pas à transformer un projet néfaste du
passé en innovation écologique d'avenir ».
« Le projet Flamoval n'aurait pas dû être sélectionné » Les
opposants sont allés faire entendre leur colère à
Bruxelles : « comment un projet qui ne respecte pas la
directive cadre européenne de 2008 peut être gratifié d'un
label en 2010 ? », explose le docteur Richard, pneumologue
et président de l'APSH. « Son éligibilité porte atteinte à
la crédibilité de la campagne Énergie durable et abuse les
citoyens », renchérit la députée européenne.
Pour les opposants, qui mettent en avant le risque
sanitaire, « la pilule était dure à avaler ». « D'autant
plus que quatre recours ont été déposés, dont un a été gagné
par Thierry Willaey en octobre, contre l'autorisation de
construction ».
Günther H. Oettinger, membre de la commission européenne, a
entendu l'indignation des opposants à Flamoval : dans un
courrier adressé à Hélène Flautre, il vient de confirmer
« la suspension immédiate du projet Flamoval à la campagne
européenne de l'énergie durable.
« L'argumentaire sur les risques sanitaires, l'absence de
valorisation énergétique, la contre efficacité d'une telle
politique d'énergie ont été entendus ainsi que certains
arguments de forme sur la manière dont le dossier a été
déposé sans informer les membres du SMFM en amont du dépôt
de la demande de label », commente Hélène Flautre.
« Par conséquence, les responsables de ce projet ne sont
plus autorisés à utiliser le label. Il n'aurait pas dû être
sélectionné » admet Günther H. Oettinger. Il explique que
l'intervention des Audomarois a permis « de réaliser les
défauts du processus d'évaluation », et de rendre plus
exigeantes les conditions d'attribution du sésame.
La nouvelle satisfait le docteur Richard : « d'autant plus
qu'il est rare de voir un tel label retiré... le bon sens
l'a emporté. Flamoval traîne derrière lui pas mal de
casseroles ».
Il attend maintenant la décision du tribunal administratif
concernant les recours déposés par l'APSH, le dernier a été
envoyé en février.
H.F.
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Flamoval : retrait du label européen d'énergie durable
lundi 13.06.2011, 05:11
- La Voix du Nord
| ENVIRONNEMENT |
La commission européenne a décidé de retirer
le label européen d'énergie durable ...
qu'elle avait accordé à Flamoval, incinérateur en cours de
construction à Arques.
« La commission européenne a retenu le site de Flamoval
dans le cadre des projets de développement durable. Ça nous
conforte dans notre choix », notait Joël Duquenoy, président
du syndicat mixte Flandre Morinie, le 17 septembre, lors
d'une visite du chantier de l'incinérateur.
Il va désormais falloir faire sans. Députée au parlement
européen, Hélène Flautre vient de recevoir un courrier de
Günther H. Oettinger, membre de la commission européenne. Ce
dernier « confirme la suspension immédiate du projet
Flamoval à la campagne européenne de l'énergie durable. Par
conséquent, les responsables de ce projet ne sont plus
autorisés à utiliser son label ».
M. Oettinger poursuit en remerciant Hélène Flautre
« d'avoir porté à notre attention le cas Flamoval. Ce projet
n'aurait pas dû être sélectionné pour la campagne. Votre
intervention nous a permis de réaliser les défauts de notre
processus d'évaluation des projets et de les corriger ».
Le membre de la commission européenne ajoute que les
critères d'adhésion à la campagne ont changé et que si le
projet Flamoval venait à se représenter, il ne pourrait
« pas remplir ces nouvelles conditions d'adhésion qui sont
beaucoup plus exigeantes qu'avant ». •
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LE RAT MASQUÉ
mercredi 08.06.2011, 05:24
- La Voix du Nord
Camouflage
Impossible de le manquer. Que vous voyagez par la route ou
par le chemin de fer, vous n'échappez pas à cette vue. À
Arques, le chantier de Flamoval avance. Ce qui ne bouge pas
en revanche, c'est la couleur verte qui s'affiche sur une
moitié de l'imposant édifice. Une tenue de camouflage ?
C'est pas dit que les Verts apprécient.
Tous en réunion
Conseillers municipaux, adjoints et maires du
Pas-de-Calais, ils seront tous en réunion le 17 juin. Chacun
dans leur commune pour désigner « les délégués suppléants
qui seraient éventuellement amenés à remplacer les
conseillers municipaux, au cas présent tous délégués
titulaires de droit, qui auraient un empêchement le 25
septembre », date de l'élection des sénateurs. Ça, c'est de
la prévoyance.
C'est génétique
« On produit les meilleurs légumes de la région ici »,
a affirmé Luc Barbier, du parc naturel lors de la visite du
comité MAB hier (lire ci-contre). « On a dix
siècles de légumes ici, c'est génétique ! », a-t-il
plaisanté. Tant que ça ne nous rend pas tous bêtes comme
chou...
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Nous vous informons que l’Assemblée
Générale de l’Association des Riverains du Smetz
aura lieu le :
22
mai 2001
de 10h30 à 12h00
à l’ancienne école libre de Renescure
Rue du Pont d’Asquin
Ce sera l’occasion de vous présenter :
-
Le compte rendu moral et financier
-
L’exposé technique sur l’incinération et la présentation
d’autres méthodes de traitement des déchets
-
Un exposé médical
-
Le compte rendu de la position de l’Association, du
tribunal Administratif et du parlement Européen envers le SMMFM
Je vous invite à communiquer largement
cette information vers votre famille, vos amis et vos collègues.
A bientôt,
Cordialement,
Les membres du bureau de l’Association |
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Déchets
ménagers. L'objectif du compostage collectif
Le compostage individuel des déchets de cuisine entre peu à peu
dans les moeurs. L'opération Colibri, présentée hier à
Ploufragan, veut étendre cet usage aux quartiers et immeubles
collectifs.
«L'enjeu est considérable! 30% du contenu de nos
poubelles, c'est de la matière organique! Quand on sait que sur
le territoire du Smettral (*), la quantité des déchets ménagers
est de 250kg par an et par habitant, on voit le volume que cela
représente pour une population de plus de 284.600 habitants.»
Thierry Burlot, le président du Smettral, n'est pas le seul à
être convaincu de l'intérêt du compostage des déchets fermentés
cibles entrant dans la composition de nos ordures ménagères
résiduelles. Il suffit de voir aujourd'hui le succès grandissant
des bacs àcompost qui fleurissent de plus en plus dans les
jardins des particuliers.
Partenariat novateur
Mais, hier, au centre de tri Généris à Ploufragan, il s'agissait
d'une nouvelle étape avec de lasignature d'une convention avec
Côtes-d'Armor nature environnement. En se liant avec la
fédération départementale des associations de défense de
l'environnement des Côtes-d'Armor, l'ex-Fapen présidée par
Thierry Dereux, le Smettral veut aller plus loin en développant
une pratique collective du compostage auprès de la population
des immeubles et des quartiers. Un objectif qui fera sans doute
sourire certains. Car autant la production de compost a une
utilité évidente lorsqu'on possède son jardin, autant cette
fabrication d'humus peut sembler anecdotique quand son coin de
verdure se résume à deux ou trois pots sur son balcon et à
quelquesparterres dans son quartier.
Un intérêt économique et un intérêt tout court
Thierry Burlot et Thierry Dereux sont-ils de doux utopistes?
Pas vraiment, à les écouter. Le premier souligne l'intérêt de
limiter le volume de sa poubelle, quand certaines collectivités
locales testent, ou réfléchissent ouvertement, à des collectes
de déchets ménagers qui tiennent compte de la quantité produite
par chaque foyer. À Lamballe, désormais, le nombre de levées
réalisé à chaque domicile entre enligne de compte pour le
paiement de la facture. Et, Michel Lesage, le président de
Saint-Brieuc Agglomération, n'a pas caché qu'il était partisan
d'un système similaire reposant sur la pesée des poubelles (Le
Télégramme du 4février 2011). Quant à Thierry Dereux, il
rappelle que l'opération Colibri - c'est le nom de cette
nouvelle action – a été testée avec succès à Pluzunet. Une
première plate-forme de compostage collectif a été installée, il
y a deux ans, près d'une quinzaine de pavillons et d'une école
primaire comptant 70 élèves inscrits à la cantine. Le résultat?
La collecte de biodéchets atteint deux tonnes par an! (*) Le
Syndicat mixte d'études, de tri et de traitement des déchets
ménagers sur la zone centrale des Côtes-d'Armor ou Smettral,
créé en 1997, regroupe trois structures intercommunales (le
Smitom de Launay - Lantic, le Smictom des Châtelets et le
Smictom de Penthièvre Mené) qui fédèrent 152 communes des
Côtes-d'Armor.
Tangi Leprohon
Thierry
Burlot (à gauche), le président du Smettral a officialisé, hier,
avec les représentants de Côtes-d'Armor nature environnement, la
convention
qui lie son syndicat à l'association.
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Voix du Nord > Actualité Région mercredi 27.04.2011
« Il
ne suffit pas de trier, collecter et recycler »

Hervé Pignon, délégué régional de l'ADEME. PHOTO ÉDOUARD BRIDE
Entretien avec Hervé Pignon, délégué régional de l'agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). ...
- Où se situe la région en termes de gestion des déchets ?
« Elle a été pionnière en tri sélectif puisqu'elle s'y est mise
dix ans avant tout le monde. De fait, en besoin en équipements,
elle est pourvue à 80 % quand le reste de la France est plutôt
autour de 70 %. Maintenant, il ne suffit pas de trier, collecter
et recycler, il faut produire moins de déchets. »
- Les habitants du Nord - Pas-de-Calais produisent-ils beaucoup
de déchets ?
« On est dans la moyenne nationale. En revanche, vu notre tissu
industriel, on est au-dessus d'autres territoires en termes de
déchets d'entreprises. Mais la région est pilote dans cet
objectif. Ainsi le centre de développement des éco-entreprises
de Loos-en-Gohelle vient d'être labellisé pôle de compétitivité
national. »
- Moins de déchets, c'est aussi moins de production, n'est-ce
pas dangereux en matière de croissance et d'emploi ?
« Se soucier de développement durable génère trois fois plus
d'emplois que ne pas s'en soucier. Ne serait-ce que pour isoler
tous les bâtiments de l'Hexagone, logements compris, il faudrait
400 000 emplois. Si on ne divise pas par quatre d'ici à 2050 nos
émissions de gaz à effet de serre - et tous les pays ont des
objectifs - on perdra le contrôle du climat. Or, pour y arriver,
la moitié relève de la gestion de l'énergie, l'autre moitié de
la maîtrise de notre consommation. »
- Les déchets, c'est beaucoup de pollution ?
« Par exemple, un téléphone portable de quelques grammes, c'est
75 kg de matériaux et d'énergie fossile mobilisés, pour
l'extraction des matières premières, le transport... Or, avec
sept milliards d'habitants, la Terre atteint ses limites. Il
reste cinquante ans de pétrole, pas plus d'uranium, soixante ans
de gaz naturel... »
- Pourquoi ne trie-t-on pas partout de la même façon, selon la
collectivité où on habite ?
« Ça peut être une question d'équipement. Si les trois quarts
des bouteilles de verre de la région passent par Wingles, dans
certaines zones éloignées, c'est la déchetterie qui les prend.
Il peut aussi y avoir une question de place. En ville, ce n'est
pas toujours simple d'avoir une troisième poubelle. Et il est
aussi vrai que ce n'est pas optimal partout, c'est pourquoi
depuis deux ans, nous travaillons dans ce sens avec les
collectivités. »
- Enfin, pourquoi ne trouve-t-on pas plus facilement des
produits moins emballés ?
« Dans une région qui a inventé l'étiquette frigo (avec la
consommation d'énergie inscrite) étendue à tous les produits
électroménagers depuis, notre objectif est de développer
l'éco-étiquetage. Les expériences menées montrent que quel que
soit leur budget, les ménages déplacent une part de leurs achats
vers des produits plus écolos. C'est l'espoir. »
|
Arques
L'incinérateur Flamoval au coeur de la polémique
Edition du jeudi 17 mars 2011, 13:59 | Lu
: 71
L'Association pour la
Protection de la Santé des Habitants de la Région de
Saint-Omer reste mobilisée contre l'incinérateur Flamoval.
Le président de l'APSH a rencontré le commissaire européen
de l'énergie pour évoquer une directive européenne de 2008,
que Flamoval ne respecterait pas. Il attend une réponse,
dans le même temps, l'action juridique se poursuit.
|
http://truant2011.canalblog.com/archives/2011/03/07/20572305.html
07 mars 2011
Déconcertant, le commentaire de
Michel Lefait sur Flamoval dans la presse de ce week-end !
A l'entendre, il n'a "pas été
totalement partie prenante de la décision mais (il est) pour
autant respectueux de la loi républicaine". Un grand moment
de langue de bois !
En vérité, Flamoval a été
décidé et construit par les amis de Michel Lefait. Celui-ci a
laissé faire. Et il voudrait aujourd'hui jouer l'innocent !
|
Santé : les mesures autour de Recyco et de
Flamoval sont-elles satisfaisantes ?
jeudi 10.02.2011, 14:00
Michel Lefait pense les choses bien
faites en l'état de nos connaissances »: «Notre société
génère des déchets qu'il faut éliminer. Dire le contraire
confine à l'irresponsabilité.»
L'incinérateur Flamoval est en train de s'élever à Arques
malgré les actions des opposants. À Isbergues, les débuts
l'unité de traitement de poussières industrielles Recyco ont
provoqué la colère de riverains.
Nos députés pensent-il que les mesures de
sauvegarde de l'environnement sont satisfaisantes autour de
ces deux établissements ?
Michel Lefait, le député P.S.
de Saint-Omer, dit OUI.
« Oui en l'état de nos connaissances actuelles. Mais en
un domaine aussi sensible, on ne prendra jamais trop de
précautions.
« Nous sommes dans une région industrielle qui entend non
seulement le rester, mais se développer. Or nous savons que
des industries majeures et anciennes de notre territoire
n'ont jamais été et ne sont pas neutres du point de vue de
leur impact environnemental, et donc de la santé publique.
Il faut donc plus que jamais que ces activités économiques -
indispensables à la survie de notre secteur parce que
pourvoyeuses d'emplois - fassent l'objet de contrôles
sérieux, réguliers et impartiaux, sous la garantie
d'autorités insoupçonnables de conflits d'intérêt, tel que
l'État par exemple.
« Si la finalité de l'économie doit être de servir
l'homme et le progrès, à aucun prix la santé individuelle ou
collective de la population ne doit lui être subordonnée.
Pour autant, il serait inconséquent et hypocrite de se
cacher que notre société dite avancée et les activités
humaines les plus basiques génèrent de plus en plus de
déchets de toutes sortes qu'il faut bien traiter et
éliminer. Dire le contraire, ou s'accrocher à des solutions
certes sympathiques mais pour l'heure utopiques ou
n'apportant pas de réponse durable ou satisfaisante, relève
du plaisir intellectuel et confine à l'irresponsabilité.
« Voilà pourquoi, dans le cas d'espèce, les normes les
plus rigoureuses doivent être imposées aux gestionnaires de
ces équipements de traitement, de récupération ou
d'élimination, mais aussi très fréquemment contrôlées et les
éventuels dysfonctionnements impitoyablement sanctionnés et
rendus publics.
« Le principe de précaution inscrit dans la Constitution
s'impose plus que jamais à tous, et les scandales récents
révélés dans le secteur du médicament viennent de le
légitimer encore plus. Mais, autant il est dangereux de
donner à croire à l'opinion publique que le risque zéro
existe, autant la plus extrême prudence et l'exigence de
toujours donner la primauté à l'humain ne doivent pas
conduire au déni de réalité, au rejet de toute innovation et
au repli sur soi qui condamnent à coup sûr une communauté à
la régression et au déclin. »
André Flajolet, le député
U.M.P. de Béthune, dit OUI pour Recyco et NON pour Flamoval.
« Recyco résulte d'une volonté industrielle de réaliser
un investissement pour valoriser les poussières et créer un
produit utile pour l'entreprise. Cette valorisation vise à
pousser jusqu'au bout un processus de consommation ultime de
la matière première, réduisant ainsi la quantité de déchets
industriels internes et créant des emplois sur site.
« Ces emplois répondent à des normes de sécurité
sanitaire et environnementale, normes mises en oeuvre très
rapidement, lesquelles ont fait l'objet d'une présentation
précise à la population en toute transparence.
« Ces emplois s'exercent dans une unité totalement
rénovée sous la pression des textes qui régissent
l'environnement et les associations qui jouent leur rôle de
sentinelle au profit de la sécurité de la population. Toutes
les mesures de contrôle sont communiquées dans le cadre
réglementaire des textes imposés par l'État.
« Aujourd'hui, grâce à un partenariat exigeant sous
l'égide de l'État accepté par l'entreprise, grâce à la
veille écologique et sanitaire imposée par les textes
législatifs qui protègent, la régulation et le contrôle
permettent en l'état actuel des savoirs de dire que les
mesures prises sont satisfaisantes.
« Il n'en est pas de même, de mon point de vue de
Flamoval.
« Flamoval participe d'un tout autre processus puisqu'il
est le procédé abouti de la destruction par incinération de
produits qui, traités autrement, peuvent recevoir une
nouvelle vie et une nouvelle utilité. Ce procédé
d'incinérateur est un gaspillage à risques de déchets
pouvant être utiles car ayant été triés vers des filières de
recyclage pour une bonne part d'entre eux.
« Il est créateur de deux types de risques : celui des
rejets dans l'atmosphère avec son éventuel cortège de
maladies par absorption ou inhalation, celui des déchets
ultimes dans lesquels se trouvent les résidus ultimes de
métaux lourds et de produits hautement toxiques.
« Il ne s'agit pas pour moi de mettre en cause le
principe utilisé qui a été beaucoup amélioré. Il s'agit
simplement de constater que la forte inadéquation des
déchets incinérés provoque inéluctablement des
dysfonctionnements et des rejets inacceptables qui font que
le couple santé et environnement n'est pas assuré pour la
nature et les personnes qui y vivent. La progression des
savoirs techniques et une vraie campagne de tri sélectif
auprès des populations auraient dû faire vivre le principe
de précaution et choisir des méthodes porteuses d'avenir et,
dans tous les cas, plus respectueuses de la santé de la
nature et des êtres humains qui y vivent et travaillent. »
|
Le chantier de Flamoval a reçu un convoi
exceptionnel, hier
|
« Chacun paie en fonction de ses déchets »
lundi 31.01.2011, 05:16
- La Voix du Nord
André Bonnier, élu en charge des déchets à la
CASO, répond à nos questions entouré d'Eric Duplaquet,
responsable du service environnement et de Julien Lozinguez,
chargé de la mise en place de cette redevance. Pourquoi cette
redevance ? ...
« Jusqu'à maintenant, le service d'enlèvement des ordures
ménagères était financé à 50 % par la TEOM (taxe
d'enlèvement des ordures ménagères) et à 50 % sur le budget
de la CASO. Or la loi Grenelle 1 prévoit que les
collectivités ne pourront plus avoir recours au budget
principal pour financer le service. Ce sera le cas de la
CASO en 2014. Il était hors de question pour nous de
répercuter l'intégralité de la part du budget sur les
ménages, nos concitoyens ne l'auraient pas supporté. Nous
avons donc décidé d'appliquer la loi sur les déchets de 1992
qui impose aux collectivités territoriales ayant recours à
la TEOM d'instaurer la redevance spéciale. Cette redevance
facture aux activités professionnelles et aux établissements
publics la prestation de collecte et de traitement des
déchets sur la base du service rendu. Elle s'applique
concrètement aux 250 entrepris et 150 établissements publics
dont le volume d'ordures ménagères collectées est supérieur
à 340 litres hebdomadaires. »
Comment cela fonctionne-t-il ?
« Les bacs ont été équipés d'une puce électronique et les
camions d'un capteur. A chaque fois qu'un bac est levé qu'il
soit rempli ou à moitié vide, il est compté comme plein. Cet
équipement a coûté 200 000 euros et sera financé en partie
par l'ADEME. Cela devrait nous permettre de récupérer près
d'un million d'euros. »
Pourquoi avoir opté pour ce système ?
« Car c'est incitatif, cela responsabilise les gens en
matière de gestion des déchets. L'objectif est de ne
collecter que des bacs pleins et mieux triés.
Certains avaient des bacs pour leur confort dont ils ne
se servaient pas vraiment. Pour une même entreprise on
pouvait collecter quatre gros bacs remplis au quart. En leur
demandant de faire un effort pour tout faire tenir en un bac
on optimise la collecte et on réduit les coûts. Nous avons
récupéré 120 m³ de bacs non utilisés. Il ne faut plus que
les déchets soient perçus comme un droit, mais comme une
responsabilité. »
Pourquoi, alors, ne pas l'avoir étendu à tout le
monde ?
« Parce qu'au final cela créerait plus d'inconvénients
que d'avantages. On aurait pu revoir des dépôts sauvages
d'ordures. Ce n'est donc pas à l'ordre du jour d'autant que
la situation n'est pas si mauvaise que cela. La CASO mène
une politique globale de réduction des déchets. On a mis en
place des foyers témoins, on a distribué 6 000 composteurs
sur 22 000 foyers, on travaille avec les bailleurs sociaux
pour améliorer le tri dans les habitats verticaux.
D'ailleurs, prochainement, un composteur collectif verra le
jour au pied d'un immeuble. Dans le cadre des labels qualité
que nous avons décrochés, nous avons signé un contrat
financier avec l'ADEME qui nous pousse à réduire encore de 7
% notre volume de déchets d'ici 2014. »
Les personnes qui sont soumises à cette redevance ont
le sentiment de « payer pour Flamoval ». Que leur
répondez-vous ?
« C'est n'importe quoi, ils ne savent pas ce qu'ils
disent. Chacun paie en fonction de ses déchets, c'est
tout. »
|
Flamoval
La commission locale d'information et de surveillance est
installée
Edition du mercredi 27 octobre 2010, 15:09
| Lu : 142
Flamoval
réceptionnera quelques 92 000 tonnes de déchets par an (© C.
Hardy - Delta FM)
La commission locale
d'information et de surveillance de Flamoval s'est
s'installée la semaine dernière à Arques en présence des
membres de la commission. Autorités publiques, exploitants
et association de défense de l'environnement se sont prêtés
au jeu des questions/réponses sur la construction et la mise
en service de cet incinérateur d'ordures ménagères. Mais les
questions des associatifs ont surtout porté sur l'impact de
cette activité sur la faune et la flore. La CLIS doit se
réunir 2 à 3 fois par an. Aujourd'hui, la construction et le
génie civil de Flamoval sont entamés à plus de 70% et le
process de 30 à 35%. Mais la donne pourrait changer :
plusieurs recours en justice sont à l'étude.
Cédric HARDY |
FLAMOVAL Le chantier est illégal
Mardi 26 octobre 2010, par
Marie-Christine-Blandin //
Dans le Nord
Pour faire suite au communiqué de presse du 8 octobre 2010 :
"COMMUNIQUÉ DE PRESSE FLAMOVAL Le chantier est illégal
Marie-Christine Blandin salue la décision du Tribunal
Administratif de LILLE du 5 octobre 2010 qui annule
l’autorisation de construction du site d’incinération du 25
juin 2008.
Un soulagement et un répit pour tous ceux mobilisés :
associations, riverains, élus et syndicats, qui n’ont pas
ménagé leur temps pour ouvrir le débat et prendre position.
FLAMOVAL en moins, c’est un environnement moins menacé
et des emplois préservés, en particulier en agriculture.
Marie-Christine Blandin Le 8 octobre 2010"
Voici les trois raisons qui ont conduit le tribunal
administratif de Lille à annuler la délibération n°8 du
syndicat Flandres Morinie (25 juin 2008)
1) La transparence au nom de ce principe. "Tout membre
d’un conseil d’une collectivité locale ou d’un établissement
a le droit dans le cadre de sa fonction d’être informé des
tenants et aboutissants faisant l’objet d’une délibération"
Thierry Willaey n’a pas été destinataire des éléments
relatifs au centre de valorisation énergétique "Flamoval" et
ce avant le vote. Les documents remis après le vote prouvent
que la délibération a été prise sans que les personnes
concernées aient pu être éclairées sur les enjeux du débat.
2) La production des documents postérieurs à la décision
ne valide pas la décision.
3) Les membres de la commission d’appel d’offre ayant
pris la décision ne sont pas ceux issus du scrutin des
élections municipales de mars 2008.
Prise
dans la hâte, la délibération appuyant la construction de
Flamoval est rendue caduque par la décision du Tribunal
administratif du 5 octobre 2010. Le Syndicat Mixte a deux
mois pour faire appel, soit jusqu’au 10 décembre 2010. Sans
appel, le SMFM devra arrêter le chantier.
|
Le projet Flamoval, une nouvelle fois, retoqué par le
tribunal administratif
samedi 09.10.2010, 05:15
- La Voix du Nord
Le 17 septembre, deux cent élus avaient
visité le chantier du futur incinérateur. PHOTO ARCHIVE GUY
DROLLET
| ON EN PARLE |
Le tribunal administratif de Lille a annulé,
le 5 octobre, l'autorisation de construction de l'incinérateur
Flamoval (lire en page Région). Il a ainsi validé un recours
déposé par Thierry Willaey, un élu du SMFM, porteur du projet.
Un énième avatar pour le futur incinérateur qui en a déjà connu
beaucoup. Rappel.
PAR HERVÉ VAUGHAN
saintomer@lavoixdunord.fr Juillet 2000.-
Création du Syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) pour
gérer les ordures ménagères de 159 communes du Nord et du
Pas-de-Calais (282 570 habitants).
Décembre 2002.- Lancement de l'appel d'offres pour
la construction de l'incinérateur Flamoval.
Juin 2002.- Décision d'implanter Flamoval sur la
zone du Smetz à Arques.
Avril 2003.- Apparitions des banderoles anti-Flamoval.
Début de l'action des Riverains du Smetz.
Mai 2004.- Le tribunal administratif annule la
procédure d'appel d'offres pour la construction de
l'incinérateur.
Septembre 2005.- Première marche protestataire des
Riverains du Smetz qui rassemble des centaines de personnes
à Campagne-lès-Wardrecques.
Décembre 2007.- « Pas de moratoire sur
l'incinération », décide le Grenelle de l'environnement.
Juin 2007.- Choix de la CNIM pour construire le
coeur de l'incinérateur Flamoval. Le chantier s'élève à 50
millions d'euros.
Janvier 2008.- Deuxième marche protestataire des
Riverains du Smetz : trois cents manifestants dans les rues
de Saint-Omer. Joël Duquenoy, maire d'Arques, signe le
permis de construire.
Mars 2008.- Élections municipales, des listes
comprenant des opposants à Flamoval sont battues à
Campagne-les-Wardrecques et à Arques.
Mars 2008.- Le commissaire enquêteur rend un avis
favorable.
Avril 2008.- Création de l'Association pour la protection
de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH)
emmenée par le pneumologue Philippe Richard.
Juin 2008.- Thierry Willaey (Verts), nouvel élu
hazebrouckois au syndicat mixte Flandre Morinie envoie le
SMFM au tribunal administratif pour manque d'information. Il
vient d'obtenir gain de cause avec le jugement rendu le 5
octobre.
Septembre 2008.- Près de quatre mille personnes
défilent dans les rues de Saint-Omer contre Flamoval à
l'appel de l'APSH. Une mobilisation record à Saint-Omer.
Janvier 2009.- Le conseil départemental de
l'environnement et des risques sanitaires et technologiques
(CODERST), dit « oui » à Flamoval.
Janvier 2009.- Le préfet Rémi Caron, après avoir
assuré qu'il ne partirait pas sans avoir donné sa décision
sur Flamoval, cède son fauteuil à Pierre Bousquet de
Florian, sans s'être prononcé. Le nouveau préfet demande des
« informations complémentaires au SMFM ».
18 juin 2009.- Pierre Bousquet de Florian, préfet
du Pas-de-Calais donne l'autorisation d'exploiter.
Lundi 7 décembre 2009.- Trois cents manifestants
contre Flamoval à Arques derrière Klimato.
Juin 2009.- André Bonnier, président du SMFM
depuis le début démissionne après avoir reçu des menaces de
mort. Joël Duquenoy le remplace en septembre.
Septembre 2009.- Les travaux commencent avec
l'évacuation de boue du canal.
Samedi 3 octobre 2009.- Deux cents opposants à
Flamoval plantent un ginkgo biloba sur le site du futur
incinérateur.
Mars 2010.- Pendant la campagne des régionales,
José Bové, chef de file d'Europe écologie, incite les
opposants à ne pas se décourager.
17 septembre 2010.- Deux cent élus du secteurs
visitent le chantier. •
|
Déclaré illégal, le chantier de l'incinérateur Flamoval à
Arques pourrait être interrompu
samedi 09.10.2010, 05:14
- La Voix du Nord
La décision du tribunal administratif
pourrait avoir des conséquences sur les travaux déjà
engagés.
| TRIBUNAL ADMINISTRATIF |
Pour les opposants au projet d'incinérateur,
c'est une victoire non négligeable. ...
Mardi, le tribunal administratif de Lille a rendu sa
décision et annulé l'autorisation du 25 juin 2008 de
construction du site d'incinération. Ce premier recours
avait été déposé par Thierry Willaey, élu hazebrouckois, qui
se déclarait hier content et soulagé, même s'il est encore
trop tôt pour savoir si les travaux seront suspendus.
Vingt-sept mètres
L'incinérateur Flamoval, dont la construction a débuté il
y a un an, est devenu on ne peut plus concret sur la porte
multimodale de l'Aa, près de Saint-Omer. Le mur du bâtiment
principal s'élève déjà à plus de 27 mètres. Le géant de
béton semblait avoir eu raison des protestations. Une
manifestation record avait rassemblé jusqu'à quatre mille
personnes dans les rues de Saint-Omer en septembre 2008.
Depuis, la mobilisation avait quelque peu déserté le pavé,
mais se poursuivait au tribunal. Cinq recours avaient été
déposés contre le projet, dont le premier émanait de Thierry
Willaey, élu vert d'Hazebrouck, membre du syndicat mixte
Flandre-Morinie (SMFM).
Lors de la réunion du SMFM du 25 juin, Thierry Willaey
avait demandé le report des deux questions. La première
autorisait André Bonnier, alors président du syndicat mixte,
à signer le marché de construction du centre de valorisation
énergétique. La seconde lui permettait de lancer la
procédure d'appel d'offres pour choisir l'exploitant.
Thierry Willaey avait demandé un délai et un supplément
d'information. « Le comité syndical était passé en force »,
se souvient l'élu qui avait déposé un recours dans la
foulée. Mardi, le tribunal administratif de Lille a rendu sa
décision et donné raison à l'élu vert en annulant
l'autorisation de construction du site d'incinération.
« Une fenêtre ouverte »
Le jugement doit être notifié aux intéressés dans les
prochains jours. « Je pense fortement qu'on peut faire
arrêter les travaux. Certes, ils sont lancés, mais c'est
illégal, souligne Thierry Willaey. C'est une fenêtre qui
vient d'être ouverte. On peut tout envisager. Ça aura des
suites sur les autres recours. » Ces derniers ont été
déposés par l'Association pour la santé des habitants (APSH),
les Riverains du Smetz et Bonduelle. « Je ne sais pas si ça
suffira à bloquer le projet. Mais nous nous réjouissons que
le tribunal administratif rappelle à l'ordre les élus »,
indique le Dr Richard, président de l'APSH.
Joël Duquennoy, actuel président du SMFM, a indiqué hier
qu'il attendait de connaître la notification du jugement
avant de s'exprimer. Il est probable que le SMFM réunisse
une nouvelle commission en vue de régulariser la situation.
•
MARION CLAUZEL
PHOTO GUY DROLLET
|
ECO-TERRE -
Le futur incinérateur Flamoval
est-il déjà mort? C'est ce qu'annonce la sénatrice
Marie-Christine Blandin (Verts). Elle indique que le
Tribunal administratif de Lille aurait «annulé
mardi l'autorisation de construction de
l'incinérateur» d'Arques, près de Saint-Omer,
du 25 juin 2008. Vendredi en fin d'après-midi, la
Préfecture du Pas-de-Calais on n'était au courant de
«rien de tel». La construction de l'usine,
elle, est déjà
bien entamée.
Selon les services de
la sénatrice, «on n'attend plus qu'une
confirmation officielle. Le courrier en recommandé
est parti aujourd'hui du tribunal». Si le
tribunal annulait la construction de l'incinérateur,
ce serait un coup de tonnerre pour le secteur, et
une victoire inespérée pour les opposants, car le
chantier a déjà avancé.
L'Etat, ainsi que le
syndicat mixte qui regroupe les 159 communes
concernées par l’usine, présidé par le maire
socialiste d'Arques Joël Duquenoy sont pour
l'incinérateur. L'usine, qui doit brûler
92.500 tonnes de déchets chaque année est pourtant
décriée par une partie des riverains : des
agriculteurs, les légumes Bonduelle -patron et
syndicalistes ensemble- la députée UMP Françoise
Hostalier, le maire socialiste d'Hazebrouck, les
Verts.
« Flamoval en
moins, indique Marie-Christine Blandin par
communiqué, c'est un environnement moins menacé
et des emplois préservés, en particulier en
agriculture». Un groupe de médecins craint les
émissions de dioxine et ses ravages sur la santé des
habitants, les agriculteurs craignent pour la
qualité de leur terre, et les militants écologistes
insistent sur le gigantisme inutile du projet.
L'ouverture est prévue pour fin 2011. En
septembre 2008, près de 4 000 personnes avaient
défilé contre le projet.
H.S.
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